Bruxelles espère des progrès dans l'intégration serbe après les élections au Kosovo

Les élections parlementaires au Kosovo qui se tiendront le 9 février 2025 sont considérées par les diplomates de l'Union européenne qui traitent de la région comme une occasion de normaliser la situation dans le nord et de redonner la confiance des Serbes de cette partie du Kosovo aux autorités du Kosovo. Selon Radio sources Europe et [...]
Selon des sources de radio Free Europe(REL), dans l'UE, les problèmes de cette partie du Kosovo ont toujours été préoccupants, de la sécurité au fait que parmi les Serbes du nord ou du passé, il n'y avait pas de conditions adéquates pour voter totalement libre et avoir accès à des élections pluralistes, comme dans d'autres parties du Kosovo.
Au cours des cycles électoraux antérieurs dans les rapports internationaux de l'UE, il est souvent mentionné qu'il y a eu peur et pression sur les candidats qui n'ont pas bénéficié du soutien de Belgrade et de la Liste serbe dans le nord. De même, il n'y a pas eu de campagne ouverte et égale, alors que même les médias serbes ont subi des pressions.
Pour l'UE, particulièrement inquiétante, la situation a été celle de la représentation serbe suite à sa démission organisée par les institutions du Kosovo en novembre 2022 et au boycott des élections locales en avril 2023.
Les conversateurs de la REL ont déclaré que la Serbie avait déclaré, malgré les affirmations selon lesquelles le boycott avait été l'élection des Serbes du nord du Kosovo eux-mêmes, avoir joué le rôle principal dans la démission des Serbes des institutions du Kosovo à l'époque. Et ce boycott continue aujourd'hui.
L'Union européenne à partir de 2022 en permanence grâce à des rapports compilés pour le Kosovo et pour la Serbie a constaté que le retrait des Serbes du Kosovo des institutions “avant la violation par la Serbie des obligations du dialogue et représente un sérieux revers par rapport à l'Accord 2013-x1 avril.
Avant le boycottage des Serbes du Kosovo dans la partie nord du pays, l'UE a mentionné précisément leur participation aux institutions du Kosovo comme l'un des plus grands succès du processus de dialogue en général.
“Bien que nous ayons exprimé clairement et systématiquement notre mécontentement face aux mesures unilatérales prises par les autorités kosovares, nous n'avons pas non plus hésité à réprimander la Serbie pour la répression majeure de la normalisation de la situation et du processus de dialogue en général avec le retrait des Serbes des institutions du nord de“, il a déclaré à REL un diplomate de l'UE.
Les diplomates de l'UE espèrent que le début de l'année à venir apportera une atmosphère plus positive au nord du Kosovo et un comportement plus constructif, tant au Kosovo que en Serbie, dans le processus de dialogue. Les diplomates lient cela au manque de progrès de la Serbie, mais aussi du Kosovo, dans le processus d'intégration de l'UE.
La Serbie n'a pas été ouverte en décembre à une série de chapitres du processus de négociation pour l'intégration, même si la Commission européenne en avait conclu qu'elle satisfaisait aux conditions techniques.
Parmi les obstacles pour lesquels les États membres n'ont pas permis l'avancement de la Serbie, on a également mentionné l'absence de progrès adéquats dans la normalisation des rapports avec le Kosovo.
Les dirigeants de l'UE ne cachent pas que même l'examen de la demande d'adhésion du Kosovo à l'UE porte sur les progrès du processus de dialogue.
Des sources de l'UE affirment qu'elles sont encouragées par la réconciliation du Kosovo et de la Serbie lors de la dernière réunion dans le cadre du dialogue sur la mise en œuvre de la déclaration d'Infinders. Ils se sont dits convaincus qu'il pourrait s'agir d'un nouveau moment qui pourrait être suivi de nouveaux progrès dans le dialogue.
D'autre part, l'appel lancé par la Serbie pour que les Serbes du Kosovo participent aux élections au Kosovo est perçu comme un bon signe que même Belgrade s'est rendu compte qu'il doit être plus constructif.
L'appel de la Serbie, qui aurait une grande influence sur les Serbes du Kosovo, a également été accueilli favorablement par les conclusions du Conseil des affaires générales de l'UE. Mais, dans le même temps, la réintégration des Serbes au Kosovo est attendue sans aucune condition préalable.
Le Conseil tient compte de l'appel lancé par la Serbie en septembre 2024 pour que les Serbes du Kosovo participent aux élections organisées par Pristina officielle et à leur réinsertion dans toutes les institutions du Kosovo, qui sont parties en 2022. Le Conseil réitère son attente de leur réintégration rapide sans aucune condition préalable de la Serbie, conformément aux accords issus du dialogue et, en tout, dans le respect du cadre juridique du Kosovo”, a déclaré les ministres des Etats membres dans les conclusions adoptées le 17 décembre à Bruxelles.
L'UE attend des Serbes non seulement qu'ils participent aux élections, mais aussi que ceux qui reçoivent le mandat, voire qu'ils l'exercent de manière responsable, tant en participant activement aux travaux de l'Assemblée du Kosovo qu'aux autres niveaux de gouvernement et de la vie publique au Kosovo.
On s'attend à ce que même la mission de l'UE, qui observera les élections au Kosovo, suive avec attention le processus électoral dans le nord du pays et l'exercice du droit de vote de tous les groupes ethniques, y compris ceux appartenant à des communautés ethniques non majoritaires.












