A Bruxelles, le dialogue se poursuit entre le Kosovo et la Serbie

Lundi à Bruxelles, le dialogue se poursuit entre le Kosovo et la Serbie avec la réunion des négociateurs principaux des deux États. Les réunions seront axées sur la mise en œuvre de l'accord sur la voie de la normalisation de ses rapports et de l'anex. Le négociateur en chef du Kosovo, Besnik Bislimi, et le chef de la délégation serbe, Petar Petkov, auront d'abord des réunions [...]
Lundi à Bruxelles, le dialogue se poursuit entre le Kosovo et la Serbie avec la réunion des négociateurs principaux des deux États. Les réunions seront axées sur la mise en œuvre de l'accord sur la voie de la normalisation de ses rapports et de l'anex.
Le négociateur en chef du Kosovo, Besnik Bislimi, et le chef de la délégation serbe, Petar Petkov, auront d'abord des réunions séparées avec l'envoyé spécial de l'Union européenne pour le dialogue, Miroslav Lajcak, puis une réunion conjointe.
Les réunions doivent commencer le matin, tandis que leur durée dépendra de la tenue des discussions.
Il s'agit de la première réunion des principaux négociateurs après la réunion de haut niveau entre le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, et le président de la Serbie, Aleksandar Vuciq, le 2 mai à Bruxelles. Lors de cette réunion, les dirigeants politiques ont accepté la déclaration commune pour les disparus de la dernière guerre au Kosovo, et le premier projet de statut des municipalités à majorité serbe du Kosovo a été présenté.
On s'attend à ce que les discussions sur ces questions se poursuivent à la réunion du 15 mai, mais on discutera également de la situation actuelle dans le nord du Kosovo, habitée par la majorité serbe, après les élections locales du 23 avril.
L'envoyé de l'UE Miroslav Lajcak, à la veille de la réunion de Bruxelles, a écrit sur les réseaux sociaux qu'il fallait mettre l'accent sur la normalisation des rapports et la mise en œuvre de l'accord sur la normalisation.
Le Kosovo et la Serbie sont parvenus à un accord le 27 février à Bruxelles sur la normalisation des rapports, tandis que le 18 mars à Ohrid, ils ont accepté l'annexe pour sa mise en œuvre.
Lajcak a préparé la réunion de lundi en se rendant au Kosovo et en Serbie la semaine dernière.
En parlant de réunions à Pristina et à Belgrade, y compris avec le Premier Ministre du Kosovo, Kurti, et le Président serbe Vuciq, Lajcak a déclaré que les dirigeants avaient exprimé des attentes quant à la normalisation des rapports et à la mise en œuvre de l'Accord d'Ohrid.
“a également souligné l'importance d'éviter tout mouvement coordonné qui pourrait nuire au processus”, a écrit Lajcak. Pendant ce temps, se référant à la visite qu'il a effectuée dans le nord du Kosovo, où il a parlé de la situation actuelle, il a averti que “que j'ai entendu, m'a perturbé”.
“J'ai donc réaffirmé la nécessité d'éviter toute possibilité d'escalade et de pleine concentration dans la normalisation”, a-t-il écrit.
Le haut fonctionnaire européen a également indiqué qu'il attendait de Bislim et de Petkoviqi qu'ils soient prêts à se mettre d'accord sur des mesures concrètes dans la mise en œuvre de l'Accord d'Ohrid.
L'UE espère qu'après la réunion de lundi il y aura des réunions de groupes de travail et d'experts, mais aussi de la commission mixte pour le suivi de la mise en œuvre de l'accord d'Ohrid.
Entre-temps, le gouvernement du Kosovo a confirmé que le vice-premier ministre Besnik Bislim s'est rendu à Bruxelles pour le nouveau cycle de dialogue. Selon l'exécutif du Kosovo, la réunion de lundi sera axée sur “la mise en oeuvre séquence de l'accord de base et la mise en oeuvre Annexe”.
Les parties ont déjà exprimé des positions différentes sur les priorités concernant la mise en œuvre des dispositions de l'accord en vue de la normalisation et de son annexe.
L'exécutif du Kosovo insiste pour que toutes les dispositions de l'accord soient appliquées, mais Belgrade insiste pour que l'Association des municipalités à majorité serbe soit créée en premier.
Même l'UE, selon un haut fonctionnaire, est d'avis que l'établissement d'une association est la principale question qui décidera du sort de l'ensemble du processus, et cette question est considérée comme une priorité absolue, même si, selon l'Anex de l'accord, tous les points devraient avoir formellement la même importance.
Le premier projet de statut pour la création d'une association, présenté à Bruxelles le 2 mai, a été immédiatement rejeté par le gouvernement du Kosovo et ce rejet était attendu pour l'UE.
Le Premier Ministre Kurti avait présenté une vision de sa conscience de la communauté serbe au Kosovo, qui, selon lui, était inspirée par l'accord de la Croatie avec la Serbie.
Le gouvernement du Kosovo a rejeté l'équipe de gestion, qui a rédigé le statut d'association, en faisant valoir que cette équipe a achevé son mandat avec le projet de présentation. Mais cet acte de l'exécutif du Kosovo dans l'UE est considéré comme contraire à l'accord de dialogue. Le bloc européen a fait valoir que cette équipe de quatre membres serbes devrait être fonctionnelle jusqu'à l'adoption du statut d'association.
Le Kosovo et la Serbie ont conclu deux accords d'association en 2013 et 2015. Mais l'accord sur les principes d'association, selon la Cour constitutionnelle du Kosovo, n'est pas en pleine harmonie avec l'acte judiciaire suprême de l'État. Toutefois, la Constitution a déclaré qu'elle pouvait être harmonisée avec les actes juridiques.












