Lajcak: Accepter le plan européen par le Kosovo, la Serbie réduit l'espace de la Russie pour l'intervention dans les Balkans

Le représentant spécial de l'Union européenne pour le dialogue entre le Kosovo et la Serbie, Miroslav Lajcak, a déclaré aujourd'hui que l'acceptation de la proposition de l'UE visant à normaliser les relations entre la Serbie et le Kosovo réduirait la marge d'intervention de la Russie dans les événements de la région et créerait le chaos. Après l'attaque de la Russie contre l'Ukraine, la [...]
Après l'attaque de la Russie contre l'Ukraine, la stabilité des Balkans occidentaux est plus importante que jamais pour l'Union européenne”, a déclaré Lajcak lors de la conférence en ligne “L'Europe et la Russie au Front balkanique”, organisée par l'Institut italien d'études politiques internationales.
Comme le rapport des médias serbes, il a estimé que les relations entre le Kosovo et la Serbie sont un problème clé pour toute la région, qui bloque la normalisation des Balkans occidentaux et la liberté de circulation.
“Controuver l'accord serait un message positif pour toute la région”, a dit Lajcak.
Le Premier ministre du Kosovo, M. Albin Kurti, et le président serbe, M. Aleksandar Vuciq, ont convenu qu'il n'y avait pas lieu d'engager de nouveaux pourparlers sur le texte de l'accord, et M. Lajcak a déclaré que l'ordre des prochaines étapes, des échéances et des mesures à prendre devait être déterminé.
Nous avons établi des annexes concernant la mise en œuvre de l'accord. Après mes entretiens à Pristina et à Belgrade, une nouvelle version de l'annexe est en cours de préparation, qui sera discutée à Ohrid samedi”, a dit Lajcak.
Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, et le président de la Serbie, Aleksandar Vuciq, devraient se réunir à Ohrid, dans le nord de la Macédoine, le 18 mars, pour discuter de la mise en œuvre du plan en 11 points de l'UE.
Les deux dirigeants ont convenu le mois dernier que son contenu n'avait pas besoin d'être examiné plus avant.
Le plan de l'UE n'oblige pas la Serbie à reconnaître l'indépendance du Kosovo, mais les deux pays reconnaîtraient les documents de l'autre, tels que les passeports, les diplômes et les plaques d'immatriculation.
La Serbie ne bloquerait pas non plus l'adhésion du Kosovo aux organisations internationales.
Le plan exhorte également les parties à mettre en œuvre tous les accords conclus à ce jour dans le cadre du dialogue sur la normalisation des relations, y compris sur la constitution de l'Association des municipalités serbes majoritaires au Kosovo.
Cette association, convenue depuis 2013, permettrait à la communauté serbe de gérer des questions telles que le développement économique, l'éducation, la santé et la planification urbaine et rurale dans ses régions.
Le gouvernement du Kosovo refuse de se former, faisant valoir que les associations uniethniques violent sa constitution et menacent le fonctionnement de l'État.
En revanche, le gouvernement serbe considère l'Association comme une protection importante pour les Serbes du Kosovo.











