Les fromagers serbes protestent de nouveau contre la proposition européenne

Le 14 mars a eu lieu à Belgrade une manifestation de droite serbe contre la proposition européenne de normalisation des rapports entre le Kosovo et la Serbie. Des orateurs avant les manifestants ont été présentés en tant qu'étudiants de diverses facultés de l'Université de Belgrade, et ont dit que c'était un “projecteur démocratique”. Les manifestants portaient des symboles nationalistes et d'aile [...]
Des orateurs avant les manifestants ont été présentés en tant qu'étudiants de diverses facultés de l'Université de Belgrade, et ont dit que c'était un “projecteur démocratique”.
Les manifestants portaient des symboles nationalistes et d'extrême droite.
À la faculté de philosophie plate-forme, les organisateurs s'adressèrent à la foule, qui applaudit “
Les organisateurs de manifestations ont exigé que, lors de la réunion d'Ohrid du 18 mars, la proposition européenne soit publiquement rejetée, que la décision soit prise d'abandonner les négociations et de ne pas mettre en œuvre tous les accords conclus dans le cadre du dialogue mené par l'Union européenne et d'entamer les négociations sous la médiation de l'ONU.
Des manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville de Belgrade, en direction du bâtiment de la Cour constitutionnelle de Serbie.
Au cours de la marche, des manifestants ont été entendus applaudir “Serbes et Russes, frères pour toujours” et “Serbie pour les Serbes”.
La manifestation préliminaire, tenue le 7 mars, a été annoncée par le réseau russe Telegram. La manifestation a été déclenchée par une organisation non enregistrée de la patrouille populaire d'extrême droite, qui a organisé plusieurs manifestations pour contrer les politiques du gouvernement serbe contre le Kosovo.
Les organisations et mouvements de droite en Serbie rejettent la proposition européenne de normalisation des rapports entre le Kosovo et la Serbie.
La proposition européenne, également connue sous le nom de proposition franco-allemande, bénéficie également du soutien des États-Unis.
Après six mois de négociations avec le Kosovo et la Serbie, l'UE a publié le mois dernier la proposition prévoyant de conduire les parties vers un accord juridiquement contraignant sur la normalisation des rapports.
Le 27 février, lors de la réunion de Bruxelles, le Premier ministre du Kosovo, M. Albin Kurti, et le président de la Serbie, M. Aleksandar Vuciq, ont convenu qu'il n'était pas nécessaire de poursuivre les négociations sur ce document et se sont déclarés prêts à travailler sur le plan de mise en œuvre de cette proposition.
Le document des 11 dispositions, qui a été rendu public par l'Union européenne, ne mentionne pas spécifiquement la reconnaissance mutuelle, ce que le gouvernement du Kosovo a dit devrait être au centre d'un éventuel accord sur la normalisation des rapports.
Toutefois, l'article 2 de la proposition mentionne que les parties doivent respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'autre. La proposition inclut également l'engagement des parties à respecter tous les accords conclus jusqu'à présent dans le cadre du dialogue sur la normalisation des relations, ainsi que leur engagement à ne pas s'empêcher de faire obstacle aux processus d'intégration.
Le Kosovo et la Serbie entretiennent un dialogue dans le cadre de la médiation de l'UE depuis 2011. Mais les deux États ont des objectifs différents en ce qui concerne un accord final. Le Kosovo insiste sur la reconnaissance mutuelle, tandis que la Serbie recherche des solutions de compromis. /rel/












