Ancienne porte-parole de l'OTAN : l'association peut se faire sans mettre en danger la souveraineté du pays

Le 27 février à Bruxelles, la délégation du Kosovo et de la Serbie s'est entendue sur un accord soutenu par l'Union européenne visant à normaliser les rapports entre les deux pays. L'ancienne porte-parole de l'OTAN pendant la guerre du Kosovo, Jamie Shea, estime qu'il s'agit d'un accord très important pour l'avenir et [...]
Le 27 février à Bruxelles, la délégation du Kosovo et de la Serbie s'est entendue sur un accord soutenu par l'Union européenne visant à normaliser les rapports entre les deux pays.
L'ancienne porte-parole de l'OTAN pendant la guerre du Kosovo, Jamie Shea, estime qu'il s'agit d'un accord très important pour l'avenir des deux pays.
Cependant, il dit qu'on devrait s'attendre à ce que cette entente soit mise en oeuvre.
Je pense que c'est une très bonne affaire pour les deux parties d'avancer. Les États respecteront mutuellement les documents, les symboles nationaux et l'intégrité territoriale. Un autre élément très important de cet accord est le droit à l'autodétermination, ce point étant particulièrement important pour le Kosovo. Même sur le plan économique, il est prévu que le Kosovo et la Serbie interagissent dans divers domaines, ce qui contribue à normaliser pleinement les rapports entre les parties. C'est donc un progrès remarquable, même s'il manque encore une signature au président serbe Aleksandar Vuciq”, a-t-il déclaré.
Shea a également commenté la question de l'Association des municipalités à majorité serbe.
Selon lui, il existe de nombreuses modalités européennes pour former une association, sans que la souveraineté du pays soit mise en danger, écrit 1.
Le traitement de la communauté serbe au Kosovo devrait être fondé sur les normes européennes. Ainsi, leur langue et leur culture devraient être acceptées sans préjudice, ils devraient avoir un avenir sûr au Kosovo. Je sais très bien que l'Association des municipalités à majorité serbe est un sujet sensible, mais il y a en Europe de très bons modèles qui peuvent être pris par exemple pour former une association, sans compromettre la souveraineté du pays. Et la Serbie a le droit de faire des compromis. Voyons comment l'accord sera mis en œuvre, et c'est le morceau le plus important de”, a-t-il dit.
La prochaine réunion dans le cadre du dialogue entre le Kosovo et la Serbie aura lieu le 18 mars à Ohrid, en Macédoine du Nord.











