La Bosnie n'enquête pas sur les allégations selon lesquelles Radoic aurait fourni des armes de Tuzla

La Bosnie-Herzégovine n'a ouvert aucune enquête sur les allégations du Procureur général de Belgrade selon lesquelles Milan Radojic, ancien chef de la liste serbe au Kosovo, aurait obtenu des armes, des munitions et des explosifs de l'arsenal de Tuzla depuis le 24 septembre, utilisés dans une attaque contre la police du Kosovo à Banjska. Dans ce [...]
La Bosnie-Herzégovine n'a ouvert aucune enquête sur les allégations du Procureur général de Belgrade selon lesquelles Milan Radojic, ancien chef de la liste serbe au Kosovo, aurait obtenu des armes, des munitions et des explosifs de l'arsenal de Tuzla depuis le 24 septembre, utilisés dans une attaque contre la police du Kosovo à Banjska.
La police du Kosovo, Africa Bunnjak, est restée tuée dans cette attaque, tandis que lors des affrontements qui ont suivi, trois attaques nationales serbes ont été tuées.
“Dans le ministère public de Bosnie-Herzégovine, nous n'avons reçu aucun rapport d'organes de police pour d'éventuels actes criminels et auteurs; nous n'avons reçu aucune information des institutions des pays voisins, de sorte qu'il n'y a pas eu d'ordre de mener une enquête”, a déclaré Boris Grubesic, porte-parole du procureur de Bosnie-Herzégovine pour Radio Free Europe.
Le Procureur général de Belgrade a indiqué que Radojic était accusé d'avoir sécurisé des armes, des munitions et des engins explosifs de grande envergure de Tuzla, dans le nord-est de la Bosnie-Herzégovine, de janvier à septembre dernier.
Le procureur de Belgrade a confirmé que les armes lui avaient été remises sur le territoire de Belgrade, “le plus souvent sur la rue Bubanj Potok -- Vucin”, au sud-est de la capitale de la Serbie.
La déclaration a dit que les armes, plus tard, ont été transportées et cachées dans des objets et des forêts abandonnés au Kosovo.
Le Ministre de l'intérieur de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, Ramo Isaac, a rejeté les accusations de Serbie.
“Au cours de toutes les vérifications, opérationnelles et intelligentes, concernant ces allégations, il a été constaté que tous sont faux”, a dit Isaac à Radio Free Europe.
Outre la police de cette entité, l'Agence de renseignement et de sécurité de Bosnie-Herzégovine, l'Agence nationale d'enquête et de protection (SIPA), tandis que les autorités de Bosnie ont également sollicité l'assistance de l'Agence internationale de police, Interpol.
Le procureur de Belgrade n'a pas répondu aux questions de Radio Free Europe s'il y a des preuves que les armes ont été réellement sécurisées par Tuzla et qui a aidé Radojchi dans le transport.
REL n'a même pas répondu à la question de savoir si les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient été invitées à vérifier les allégations selon lesquelles Tuzla avait fourni des armes.












