Trois questions pour le processus de libéralisation des visas

Le processus de libéralisation des visas pour le Kosovo, qui permettrait à ses citoyens de circuler librement dans des dizaines de pays européens, dure maintenant dix ans. On dirait que c'est dans la phase finale. La République tchèque, qui dirige actuellement l'Union européenne, a mis en garde contre le fait que le Conseil [...]
La République tchèque, qui dirige actuellement l'Union européenne, a averti que le débat du Conseil de l'UE sur ce processus débutera le 13 octobre.
La Commission européenne et le Parlement européen soutiennent la libéralisation des visas pour le Kosovo depuis 2018. Mais la dernière insistance est le Conseil de l'UE, ou les États membres.
Que se passera-t-il et non le 13 octobre ?
À cette date, si le plan ne change pas, le groupe de travail sur les visas du Conseil sera pour la première fois le sujet de la libéralisation des visas pour le Kosovo.
Ce sera le début du processus sur le Conseil et non sa fin, car à cette date la procédure sera lancée, ce qui conduira à la décision formelle sur la libéralisation des visas.
Quelles seront les étapes qui suivront les discussions sur le Conseil de l'UE?
Le rapport technique actualisé de la Commission européenne pour répondre aux conditions de la part du Kosovo sera examiné lors de la réunion du Conseil du groupe de travail sur les visas.
S'il y a réconciliation entre les États membres de l'UE, la responsabilité de donner le feu vert au lancement de discussions trilatérales entre le Parlement européen, le Conseil de l'UE et la Commission européenne sera assumée.
Étant donné que la Commission et le Parlement n'ont pas de réserve pour la libéralisation des visas au Kosovo, cette procédure devrait être bientôt close.
Lorsque la réconciliation sera atteinte dans ces discussions, il en sera de même pour confirmer officiellement les ambassadeurs des États membres.
Cela pourrait se produire en novembre, s'il y a une volonté politique.
La décision est ensuite votée par la commission compétente du Parlement européen, puis par la session plénière.
Après les votes officiels du Parlement, les représentants des Etats membres, à la majorité qualifiée, votent également sur la décision.
La prochaine étape consiste à confirmer la décision des ministres des Etats membres au Conseil.
Tout cela, selon les attentes de certains diplomates européens, pourrait se produire d'ici la fin de cette année.
La dernière étape consiste donc à publier la décision au Journal officiel de l'UE, avec laquelle la date d'entrée en vigueur est fixée.
Y a-t-il le soutien des Etats membres au Conseil?
Le soutien de la plupart des États membres existe depuis longtemps. Mais, en raison des objections ou des réserves de certains pays importants, comme la France et les Pays-Bas, la libéralisation des visas pour le Kosovo n'a pas été mise en place au Conseil.
Aujourd'hui, selon les évaluations des diplomates, l'appui a considérablement augmenté. De plus, certaines sources affirment que, récemment, aucune voix n'a été entendue contre les États membres. Ces positions ont également été exprimées lors de diverses réunions politiques.
Toutefois, les discussions sur l'équipe spéciale du Conseil et plus tard parmi les ambassadeurs constitueront le principal test d'accès aux États membres.
Les diplomates de Bruxelles estiment qu'il y a deux raisons principales qui vont en faveur de la libéralisation des visas.
Le premier est que le Kosovo a rempli tous les critères techniques de la feuille de route pour la libéralisation des visas. La Commission européenne a confirmé ce fait que la grande majorité des États membres sont désormais d'accord.
La deuxième raison est qu'il s'agit d'un moment politique approprié, dans lequel l'UE - par la libéralisation des visas pour le Kosovo - veut prouver qu'elle est dédiée à la région des Balkans occidentaux et qu'elle est disposée à récompenser les pays qui répondent aux critères et marquent des progrès.
La présidence tchèque du Conseil de l'UE a également été sollicitée dans ces arguments lorsqu'elle a demandé aux États membres de soutenir la libéralisation des visas pour le Kosovo, seul pays de la région des Balkans occidentaux qui ne bénéficie pas encore d'un tel régime. /Rel











