KDI exhorte le gouvernement à ne pas interférer avec les affaires judiciaires

L'Institut démocratique du Kosovo (KDI) a fait part avec préoccupation des récents affrontements entre le Gouvernement du Kosovo et le Conseil judiciaire et des procureurs. Le cas de violations d'un jeune de 11 ans a attiré une nouvelle attention sur les problèmes auxquels est confronté le système judiciaire du Kosovo, parmi lesquels l'impunité et le traitement non sérieux de sujets sensibles [...]
Le cas de violations d'un enfant de 11 ans a attiré à nouveau l'attention sur les problèmes auxquels est confronté le système judiciaire du Kosovo, parmi lesquels l'impunité et le traitement non sérieux de sujets sensibles sont les plus aigus. Cette affaire n'a fait que confirmer à nouveau la nécessité de réformer le système judiciaire pour relever le niveau de responsabilité et de performance des institutions judiciaires.
Toutefois, la KDI considère que l'approche adoptée par le gouvernement du Kosovo à l'égard de cette situation - exigeant des licenciements et des démissions de justice - a une incidence sur l'indépendance et le travail du pouvoir judiciaire. La Constitution définit clairement le principe de la séparation, du contrôle et de l'équilibre des pouvoirs, de sorte que les interventions gouvernementales sous de telles formes violent les normes et principes fondamentaux de la démocratie constitutionnelle. En outre, la législation prévoit des mécanismes de responsabilisation à l ' encontre des juges et des procureurs qui sont actuellement le seul moyen de faire valoir la même responsabilité en ce qui concerne leur travail.
Au moment où le pays est sur le point de lancer le processus de vérification en justice, les rapports entre la justice et les institutions exécutives sont extrêmement importants pour mener à bien un processus aussi délicat et complexe, comme celui de vérification.
Par conséquent, la KDI demande au Gouvernement d'interrompre les tendances en matière d'ingérence dans le travail de l'appareil judiciaire, mais, d'autre part, la KDR et le CPK utilisent les mécanismes disciplinaires nécessaires contre les juges et les procureurs en ce qui concerne le traitement non mérité des affaires. /Periscopi/











