Les institutions devraient être alarmées par la mort du seul témoin du massacre d'Izbica

Hier, l'annonce a été faite que le survivant du massacre d'Izbiica, Mosafe Dragaj, est mort. Dragaj avait assisté au Tribunal de La Haye contre le criminel de guerre Slobodan Milosevic. La mort de 86 ans est considérée comme la prochaine défaite dans la bataille de justice pour blanchir les crimes commis par la Serbie contre les Albanais au Kosovo. Directeur du Fonds [...]
Hier, l'annonce a été faite que le survivant du massacre d'Izbiica, Mosafe Dragaj, est mort.
Dragaj avait assisté au Tribunal de La Haye contre le criminel de guerre Slobodan Milosevic.
La mort de 86 ans est considérée comme la prochaine défaite dans la bataille de justice pour blanchir les crimes commis par la Serbie contre les Albanais au Kosovo.
Le directeur du Fonds pour le droit humanitaire du Kosovo, Bekim Blakaj, déclare que “cette affaire devrait servir à sensibiliser les institutions au fait que c'est la dernière fois qu'on interroge des témoins de crimes de guerre”.
Nous avons interrogé Musafe Dragajn, il est l'un des rares survivants du massacre d'Izbica. Bien que son témoignage ait été documenté dans l'Hommage de La Haye, mais aussi par des organisations non gouvernementales comme la nôtre, cette affaire devrait alarmer nos institutions”, estime Blakaj.
Il s'agit d'un cas qui devrait servir à sensibiliser les institutions qui sont au moment de l'entrevue récente des témoins, et ce travail devrait être fait d'urgence parce qu'avec le temps nous pourrions perdre ces preuves extrêmement importantes”.
Blakaj a qualifié l'annonce du ministre de la Justice Albulen Hadziu de bonne nouvelle pour la création de l'Institut de documentation des crimes commis pendant la guerre.
Le professeur de droit pénal international Ismet Salihu est d'accord.
Ceci dans une interview à Klan Kosova il y a deux jours a critiqué les gouvernements pour avoir retardé dans cette direction.
Le gouvernement actuel a maintenant été légèrement retardé, mais je souhaite que ce projet de loi entre en vigueur dès qu'il sera en vigueur et qu'il commencera à travailler à la recherche sur les crimes de guerre parce que le temps se fait lui-même, que les témoins changent de vie, que les traces s'affaiblissent, et qu'il doit donc immédiatement commencer le travail de cette institution”, a déclaré Salihu.
Dragaj était un survivant du massacre d'Izbica, où, le 28 mars 1999, les forces serbes ont tué et massacré brutalement 147 personnes. /Télégraphe












