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La porte-parole de la Commission européenne, Ana Pisonero-Hernadez, parle des risques potentiels du DW pour la mise en œuvre du projet du gouvernement Tirana d'accorder la citoyenneté aux étrangers qui peuvent investir en Albanie. DW: Quelles sont les dispositions de la législation de l'UE qui vont à l'encontre du projet du gouvernement de Tirana [...]
- Oui. Quelles sont les dispositions de la législation de l'UE, qui confronte le projet du gouvernement Tirana pour l'octroi de la citoyenneté albanaise aux étrangers qui peuvent investir en Albanie - c'est-à-dire donner les passeports dits” or”?
Ana Pisonero-Hernández: L'UE respecte le droit des pays souverains de décider comment accorder la citoyenneté. Dans le même temps, le contexte actuel de l'agression russe contre l'Ukraine met en lumière les risques que présentent les systèmes de citoyenneté pour les investisseurs étrangers et la nécessité de prendre des mesures immédiates. Il s'agit de programmes qui offrent la citoyenneté en échange d'un paiement par défaut ou d'un investissement et sans lien réel avec le pays en question.
- Oui. Mme Pesorno-Hermandez vient de mentionner les risques, mais qu'en est-il si ce projet, malgré les avertissements de la CE, va progresser vers sa mise en oeuvre?
Ana Pisonero-Hernández: Les risques comprennent l'exploration de la criminalité organisée, le blanchiment d'argent, l'évasion fiscale et la corruption par le biais de candidats potentiels de pays tiers. La Commission considère ces régimes en violation du droit de l'UE et a lancé des procédures contre les États membres qui ont violé la loi en 2020. En raison de la perspective d'une future citoyenneté européenne, la nationalité des pays candidats peut devenir de plus en plus attrayante pour les investisseurs.
- Oui. L'UE a officiellement ouvert des négociations d'adhésion avec l'Albanie en juillet de cette année, précisément avec la révision analytique de la législation albanaise, en vue d'exiger depuis un an que la législation nationale soit conforme à celle de l'UE. Dans le cadre de la nouvelle stratégie d'élargissement de l'UE, le processus d'adhésion est irréversible s'il n'y a pas de progrès dans le respect des exigences de ce processus. Ce projet est-il en contradiction avec le droit de l'UE?
Ana Pisonero-Hernández: L'UE surveille, dans le cadre du processus d'adhésion à l'UE, tout projet des pays candidats visant à introduire des systèmes de citoyenneté. Actuellement, nous préparons les prochains rapports annuels du paquet sur l'élargissement, qui devraient être présentés en octobre.
- Oui. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE se réuniront cette semaine, le mercredi 31 août à Prague, pour discuter de l'arrestation de la police d'État russe, d'un Ukrainien et de quatre Tchèques qui voulaient photographier deux usines d'armes en Albanie, à Grams et à Polican. Ces deux incidents montrent que les avertissements de l'UE concernant des menaces à la sécurité nationale de l'Albanie, sous l'agression russe contre l'Ukraine, sont réels et fondés. Quelles sont les attentes de l'UE à l'égard de cette réunion? La question des passeports d'or “de l'Albanie fera-t-elle partie de l'ordre du jour de cette réunion?
Ana Pisonero-Hernández: Nous suivons les rapports de l'incident à l'établissement militaire de Grams. Nous attendons une enquête approfondie des autorités albanaises compétentes, qui a déjà commencé. Tout d'abord, deux soldats albanais blessés leur souhaitent une guérison rapide. L'Albanie et l'UE ont un partenariat étroit pour les questions de sécurité.












