L'UE manque de patience: la Serbie doit imposer des sanctions russes

Deux messages désagréables ont été reçus à Bruxelles par le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité, Josep Borrell. Le premier est un message clair selon lequel l'UE attend de tous les pays de la région qu'ils soutiennent les sanctions contre la Russie, et le second est le rapport du ministre des Affaires [...]
Deux messages désagréables ont été reçus à Bruxelles par le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité, Josep Borrell.
Le premier est un message clair selon lequel l'UE attend de tous les pays de la région qu'ils soutiennent les sanctions contre la Russie, et le second est l'annonce faite par le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Donika Grovalla-Schwartz, que le pays soumettra une demande officielle d'adhésion au Conseil de l'Europe.
Comme Vuciq l'avait lui-même admis, ces deux sujets sont si difficiles pour la Serbie qu'il avait convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale.
Jusqu'à présent, la Serbie a réussi à résister à la pression pour imposer des sanctions à la Russie, comme tous les autres pays l'ont fait.
Comme l'écrit le médium croate Jutarni List, même si certains représentants des institutions de l'UE ont tenté de relativiser les vues de la Serbie et de faire preuve de compréhension, de nombreux États membres sont indignés par les vues de Belgrade et exigent clairement que la Serbie décide enfin de quel côté elle veut être.
Sixième paquet de sanctions économiques contre la Russie
Borrell a remercié hier tous les pays des Balkans occidentaux qui ont soutenu l'UE dans leurs positions concernant la Russie. Outre la Serbie, tous les pays de la région ont appuyé les sanctions contre la Russie.
La Serbie a voté à l'ONU pour l'expulsion de la Russie du Conseil des droits de l'homme. Toutefois, pour l'UE, cela ne suffit pas et ils demandent à la Serbie de soutenir les sanctions et ne permettent certainement pas de les négliger.
Dans ses discours, Vuciq a tenté d'expliquer au public les problèmes auxquels la Serbie est confrontée, d'autant plus que même si elle n'impose pas de sanctions à la Russie, elle ne pourrait recevoir du pétrole et du gaz que par l'intermédiaire des pays de l'Union européenne, principalement la Croatie.
Quant au Kosovo, le président serbe estime qu'avec la demande d'adhésion au Conseil de l'Europe, le Kosovo a violé diverses obligations, dont l'Accord de Washington.
D'autre part, le Kosovo estime que l'engagement a été pour un moratoire d'un an et une demande d'adhésion au Conseil de l'Europe, puis au Partenariat pour la paix de l'OTAN, où la subjectivité judiciaire internationale devrait être renforcée.
Le Conseil de l'Europe a confirmé qu'il avait accepté la demande officielle d'adhésion du Kosovo.












