La Suisse s'est préparée pour chaque scénario : les bunkers de la guerre froide reviennent à la mode alors que le conflit en Ukraine éclate

L'invasion russe de l'Ukraine a réveillé l'intérêt pour les bunkers construits pendant la guerre froide avec suffisamment d'espace pour accueillir tous les habitants du pays. Depuis les années 1960, chaque commune suisse a dû construire des bunkers nucléaires pour ses résidents, tandis que ces bunkers ont également été obligatoires [...]
Depuis les années 1960, chaque commune suisse a dû construire des bunkers nucléaires pour ses résidents, alors que ces bunkers sont également obligatoires dans tous les logements et bâtiments résidentiels.
Les bunkers font désormais partie intégrante de l'identité suisse.
Mais les espaces souterrains, utilisés principalement comme caves à vin, ont ravivé l'intérêt depuis que la Russie a envahi l'Ukraine le 24 février.
Quelques jours seulement après l'attaque, le président russe Vladimir Poutine a mis en alerte les forces nucléaires stratégiques du pays, provoquant l'alarme mondiale. De lourds combats à proximité des centrales nucléaires ukrainiennes, y compris Chernobil, ont également fait craindre que la guerre ne touche traditionnellement même la Suisse neutre.
“L'ukrainien est très proche de”
“Les gens découvrent que l'Ukraine est très proche,” a dit à l'AFP Marie Claude Noth-Ecoeur, qui dirige les services de sécurité civile et militaire dans le sud de la montagne de Wallis.
Le riche pays alpin s'est engagé à ce que chaque résident dispose d'un logement au besoin.
En fait, le pays de 8,6 millions de personnes compte près de neuf millions d'espaces dans 365 000 logements privés et publics.
Nicola Squilla Squillac, chef de la Division de la défense civile et des affaires militaires de Genève, a déclaré que les abris étaient conçus pour offrir une protection “, en particulier dans le cas d'un bombardement et d'une attaque nucléaire”.
Ils aideraient à protéger la population “contre les ondes de choc et contre la radioactivité dans l'air”, a-t-il déclaré à l'AFP, écrit France 24.












