KAS: Les journalistes au Kosovo sont menacés s'ils critiquent le gouvernement dans leurs rapports

Dans le World Human Rights Report de 2021, le Département d'État américain (DASH) a enregistré de graves restrictions à la liberté d'expression et aux médias, y compris la violence ou les menaces contre les journalistes. Le rapport publié hier souligne que les journalistes au Kosovo ont été menacés de publier des articles critiquant le travail du gouvernement, [...]
Le rapport publié hier souligne que les journalistes au Kosovo ont été menacés de publier des articles critiquant le travail du gouvernement, des partis politiques ou des responsables spéciaux.
Le rapport souligne également qu'il a été signalé à plusieurs reprises que des propriétaires de médias ont menacé de virer des journalistes s'ils produisent des articles critiques pour le travail du gouvernement. Les journalistes se plaignaient également que les propriétaires de médias les empêchaient de dénoncer la corruption à des niveaux élevés de gouvernement, a indiqué le rapport.
Rapport annuel L'ONU affirme également que les journalistes du Kosovo ont eu du mal à obtenir des informations du gouvernement et des institutions publiques, en dépit des lois offrant l'accès aux documents publics.
“Depuis août, l'Institut du Médiateur examine 26 plaintes émanant des médias, d'organisations de la société civile et de particuliers concernant des violations présumées du droit d'accès aux documents publics. L'institution de l'ombudsman a conclu que les institutions publiques manquaient de compétences professionnelles et de personnel pour répondre aux demandes d'accès aux documents publics, entraînant des retards ou des échecs considérables dans l'offre de raisonnements juridiques pour refuser ou limiter l'approche”, souligne le rapport.
Le rapport souligne que les médias indépendants sont actifs et expriment un large éventail d'opinions, généralement sans restrictions. Cependant, des fonctionnaires gouvernementaux, certains partis politiques, des entreprises associées au gouvernement, des groupes religieux et des individus mécontents ont fait pression sur les propriétaires des médias, les rédacteurs en chef et les journalistes pour qu'ils ne publient pas d'histoires ou de documents précis. Selon le rapport de l'ONU, certains journalistes se sont abstenus de présenter des rapports d'enquête critiques par crainte de leur sécurité physique ou professionnelle.
Selon le rapport, les journalistes ont reçu de temps à autre des offres d'avantages financiers en échange de rapports positifs ou de l'abandon d'une enquête.
Toutefois, il est suggéré qu'il n'y ait pas eu d'informations faisant état d'une censure directe des médias, écrite ou diffusée, bien que les journalistes affirment que les pressions exercées par les politiciens et les groupes criminels organisés ont souvent donné lieu à une autosensuration.










