INT POSE ERVIE: Shkodran Ramadani

L'analyste Shkodran Ramadani dans une brève interview donnée au Periscopi Journal a parlé des positions du gouvernement Kurti dans de nouvelles circonstances internationales. Il a commenté les déclarations du Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, sur le risque que courent les Balkans occidentaux, sur l'accélération des efforts [...]
L'analyste Shkodran Ramadani dans une brève interview donnée au Periscopi Journal a parlé des positions du gouvernement Kurti dans de nouvelles circonstances internationales. Il a commenté les déclarations du Premier ministre du Kosovo, M. Albin Kurti, au sujet du danger que les Balkans occidentaux risquent d'affronter, de l'accélération des efforts déployés par le Gouvernement kurti pour devenir membre de l'OTAN, ainsi que de l'avenir du dialogue Kosovo-Serbie, maintenant sous une nouvelle dynamique internationale.
Periscope: Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, déclare constamment aux médias locaux et internationaux la guerre en Ukraine, soulignant que les Balkans occidentaux sont en danger, comment évaluez-vous ces déclarations?
C'est pas vrai.
Les déclarations de Kurti sur les combats en Ukraine, ainsi que sur la possibilité d'un conflit dans les Balkans occidentaux, montrent qu'Albin Kurti essaie d'accélérer la dynamique du dialogue et de solliciter une plus grande attention de la part des États-Unis d'Amérique et de l'Union européenne, car ils ont dirigé toutes leurs capacités vers l'Ukraine et mettent ainsi en péril le Kosovo et les Balkans pour qu'ils restent à l'ordre du jour des États-Unis, de l'UE et de l'OTAN.
Mais cela peut produire un autre effet, parce qu'au moment où il prétend avoir l'état d'urgence, un climat de guerre dans les Balkans, alors normalement un chaos se produit à l'intérieur, comme l'était la question du pétrole, la hausse des autres prix, etc.
Periscope: Pensez-vous que la campagne du gouvernement Kurti pour une adhésion accélérée à l'OTAN sera couronnée de succès?
Le Président. — L'ordre du jour appelle le rapport (doc. Ce n'est rien de plus qu'un enthousiasme du moment. C'est un processus qui prend de nombreuses années. L'adhésion accélérée à la procédure est particulièrement difficile pour un pays comme le Kosovo, qui n'est pas reconnu par certains États membres de l'OTAN, qui n'accepterait pas l'adhésion du Kosovo sans reconnaître d'abord le Kosovo comme un État, et pour le reconnaître, le Kosovo devrait achever le dialogue avec la Serbie. Mais on ne s'attend pas à ce que le dialogue se termine même quelques années ou si tôt, de sorte que l'OTAN n'attendra pas le Kosovo à mains ouvertes. Tant l'adhésion à l'UE que l'OTAN et d'autres organisations internationales sont envisagées comme ayant lieu après la fin du dialogue Kosovo-Serbie.
Periscope: Comment voyez-vous l'avenir du dialogue Kosovo-Serbie, maintenant dans de nouvelles circonstances internationales?
Shkodran Ramadani: Il n'y aura pas d'accord rapide qui règle la question de la reconnaissance. Il peut y avoir des accords, mais pas un accord qui se termine avec reconnaissance, et plus vite il sera, plus il sera incohérent et plus difficile il sera de trouver une formule qui règle le conflit entre le Kosovo et la Serbie, et surtout maintenant qu'il semble que le Kosovo paie l'accélération du dialogue, mais pas la Serbie. Je crois qu'en raison de l'influence russe qu'elle exerce, la Serbie attendra l'achèvement des développements en Ukraine car si la Russie gagne la guerre, alors la position de la Serbie dans le dialogue sera renforcée et si elle perdra, elle s'affaiblira. Il n'est donc pas dans l'intérêt de la Serbie de se précipiter dans ce processus, mais il reste à voir comment il disparaît.
Interviewé: Centre Badalli












