Gouvernement du Kosovo : plan franco-allemand, bonne base “pour de nouveaux pourparlers

La proposition de l'Union européenne visant à normaliser les relations entre le Kosovo et la Serbie constitue une bonne base pour la poursuite des pourparlers vers cet objectif, a déclaré le gouvernement du Kosovo. “Nous avons fait part de nos commentaires et de nos remarques, ainsi que de notre volonté et de notre volonté d'intensifier les discussions sur cette proposition”, déclare le porte-parole Progress Kryeziu pour Radio [...]
“Nous avons fait part de nos observations et de notre volonté d'intensifier les discussions sur cette proposition”, déclare le porte-parole de Kryeziu pour Radio Free Europe.
Il ne donne pas de détails sur les remarques ou observations que le Gouvernement du Kosovo a faites.
La proposition de l'UE, également connue sous le nom de plan franco-allemand, prévoit l'égalité des droits pour le Kosovo et la Serbie, le respect de l'intégrité territoriale, l'invisibilité des frontières, la reconnaissance des symboles de l'État et un arrangement spécial pour la communauté serbe au Kosovo.
Dans le texte de la proposition, qui a fourni et publié le REL la veille, il n'est pas fait mention de la reconnaissance mutuelle entre le Kosovo et la Serbie, ni de l'adhésion du Kosovo à l'Organisation des Nations Unies, ce dont les responsables du Kosovo insistent publiquement.
Une version de cette proposition a déjà été soumise aux deux pays.
Certains représentants des partis d'opposition au Kosovo partagent également l'avis selon lequel la proposition de l'UE, même en tant que telle, constitue une base acceptable pour de nouveaux pourparlers avec la Serbie.
“ [Avec cette proposition] les relations entre le Kosovo et la Serbie sont réglementées sur la base des chapitres de la Charte des Nations Unies pour les relations entre les États”, déclare le président de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo, Ramush Haradinaj, pour Radio Free Europe.
“Je crois que la base est stable et que cet accord [proposition] est stable, et [en fin de compte] résout la question en suspens de la reconnaissance mutuelle entre le Kosovo et la Serbie. Je ne vois pas qu'il sera nécessaire à l'avenir de négocier la reconnaissance bilatérale, car [cette proposition] résout le noeud des relations avec le Kosovo”, dit Haradinaj.
De l'autre parti d'opposition, la Ligue démocratique du Kosovo, le vice-président Lutfi Haziri dit que ce parti n'a toujours pas de position ferme sur la proposition de l'UE.
“Nous avons essentiellement soutenu le dialogue, mais le consensus pour de tels documents n'a pas été atteint. Nous n'avons pas encore dit oui, ni rejeté un document qui ne nous a pas été présenté et qui n'a pas été demandé de soutenir”, dit Haziri à Radio Free Europe.
Le Kosovo et la Serbie, avec la médiation de l'UE et le soutien des États-Unis, négocient la normalisation des relations depuis 2011.
Ils sont parvenus à des dizaines d'accords, mais la mise en œuvre de la plupart d'entre eux sur le terrain a échoué.
Au Kosovo, ils disent que le dialogue doit se terminer par une reconnaissance mutuelle, tandis qu'en Serbie, ils insistent sur des solutions de compromis, mais sans préciser ce qu'ils veulent dire.
Connaissant la situation politique au Kosovo, Beftman Pacarizi, professeur au Département de journalisme de l'Université de Pristina, affirme que la proposition de l'UE ne devrait être acceptée que si les négociations autour de celle-ci aboutissent à une reconnaissance mutuelle entre le Kosovo et la Serbie.
“Le plan en tant que tel, comme s'il s'agissait d'un plan final, n'aurait pas à être accepté par le Kosovo, parce qu'il ne fournit même pas de reconnaissance mutuelle et, par conséquent, n'assure même pas la paix à long terme”, dit Pajarizi.
Depuis la fin de l'été, des informations sur l'existence d'une telle proposition ont été diffusées dans l'avis, mais jusqu'à récemment, elles n'ont pas été confirmées par les fonctionnaires de l'UE.
La semaine dernière, le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, a confirmé que le Kosovo et la Serbie avaient déjà reçu une version du plan.
Dans le document qu'il a obtenu La REL souligne que le Kosovo et la Serbie auront à la fois l'objectif et les principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, respectivement, le respect de l'indépendance, de l'autonomie, de l'intégrité territoriale et du droit à l'autonomie, ainsi que la préservation des droits de l'homme et de la non-discrimination.
En vertu de la proposition, les parties établiraient entre elles des relations de bon voisinage, fondées sur l'égalité des droits, et reconnaîtraient les symboles de l'autre, y compris les passeports, les plaques d'immatriculation, les diplômes et les timbres douaniers.
Tous les désaccords, selon cette proposition, le Kosovo et la Serbie choisiraient par des moyens pacifiques de s'abstenir de toute menace ou de recourir à la force.
Des fonctionnaires serbes ont déjà déclaré que la proposition ne leur était pas favorable.