Le tribunal belge donne la possibilité de négocier des prisonniers avec l'Iran

Un tribunal belge a soutenu un tract permettant l'échange de prisonniers avec l'Iran, ouvrant potentiellement la voie à l'envoi en Iran d'un diplomate iranien emprisonné pour terrorisme en échange d'un travailleur humanitaire belge. La décision, selon les médias belges, lève temporairement l'interdiction d'utilisation du traité, pour [...]
La décision, selon les médias belges, lève temporairement l'interdiction d'utilisation du traité, pour laquelle une cour d'appel avait statué plus tôt cette année.
Le gouvernement du Premier ministre Alexander de Cruoo a déclaré que le traité est le seul moyen de libérer Olivier Vandecateelle, le travailleur humanitaire belge trouvé dans une prison de Téhéran.
Vandecateelle, 41 ans, a été détenue par les autorités iraniennes en février, et aucune accusation n'a encore été déposée.
En échange, l'Iran voudrait probablement ramener le diplomate iranien Assad Assad, qui a été condamné l'année dernière à 20 ans de prison pour un complot d'attentat à la bombe lors d'un rassemblement du Conseil national de résistance iranien à Paris en juin 2018. Ce conseil est le groupe d'opposition iranien, trouvé en exil.
L'opposition belge a affirmé que l'accord avec l'Iran a été conclu pour libérer Assad, tandis que les Iraniens trouvés en exil ont également fortement rejeté l'accord. Cela a incité un groupe de 11 organisations de défense des droits de l'homme à demander à Bruxelles d'annuler l'accord.
Les organisations ont déclaré que ce traité pourrait entraîner la libération d'un prisonnier pour terrorisme “et légitimer la prise d'otages par l'Iran”.
Les États occidentaux ont à plusieurs reprises accusé l'Iran d'essayer de tirer parti des États étrangers en otageant des citoyens étrangers ayant une double citoyenneté, puis de les utiliser en échange de prisonniers.











