Une délégation de responsables talibans débarque à Oslo pour s'entretenir avec l'Ouest

Des représentants du gouvernement taliban en Afghanistan sont arrivés à Oslo ce dimanche pour parler aux diplomates, aux journalistes et aux militants occidentaux de l'application de certaines libertés fondamentales en Afghanistan. Une ancienne ministre afghane vivant aujourd'hui en Norvège a refusé de rencontrer les talibans, car, selon elle, les pourparlers ne font que légitimer les politiques [...]
Des représentants du gouvernement taliban en Afghanistan sont arrivés à Oslo ce dimanche pour parler aux diplomates, aux journalistes et aux militants occidentaux de l'application de certaines libertés fondamentales en Afghanistan. Une ancienne ministre afghane vivant aujourd'hui en Norvège a refusé de rencontrer les Taliban, puisque, selon elle, les négociations ne font que légitimer davantage leurs politiques, alors que le peuple afghan est celui qui souffre.
Une délégation de représentants du gouvernement taliban d'Afghanistan est arrivée ce week-end à Oslo (Norvège) pour des entretiens avec des acteurs politiques occidentaux sur la mise en œuvre des droits de l'homme et des libertés en Afghanistan.
Le droit des femmes à l'éducation, le droit de manifester, la crise économique et les préoccupations liées au terrorisme sont quelques-uns des points à l'ordre du jour des négociations entre les parties.
Il s'agit de la première délégation des Taliban à se rendre en Europe depuis leur prise de pouvoir en Afghanistan. La délégation est dirigée par le Ministre sortant des affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, et les pourparlers dureront trois jours.
Le premier jour, des réunions et des entretiens auront lieu avec des militants des droits de l'homme et des journalistes, tandis que des réunions diplomatiques auront lieu le lundi 24 et le mardi 25 janvier.
Le Ministère norvégien des affaires étrangères a annoncé que la délégation taliban rencontrerait également des femmes afghanes, des journalistes et des militants arrivant en Norvège après leur départ de leur patrie.
Les Américains seront représentés dans ces pourparlers par Tom West, le Représentant spécial pour l'Afghanistan.
Même plus tôt, les Américains ont exprimé leur préoccupation de ne pas transformer le pays en un nouveau foyer de terrorisme mondial, tout en conditionnant l'aide humanitaire au pays économiquement débordé jusqu'à ce que les talibans manifestent la volonté politique de permettre l'éducation des femmes et d'autres droits humains fondamentaux.
Le 21 janvier, le ministre norvégien des Affaires étrangères a souligné que la visite n'était pas une légitimité ni une reconnaissance du gouvernement taliban. Mais selon le fonctionnaire norvégien, nous devons parler à ceux qui gouvernent le pays.
Quant à ces réunions, l'ancien ministre afghan Nargis Nehan exprime des doutes quant à leur efficacité.
L'ancien ministre qui vit actuellement en Norvège a refusé d'y participer parce que, selon elle, les pourparlers normaliseraient les Taliban et les renforceraient, alors qu'il n'y a aucun moyen que les Taliban puissent changer d'avis.
Si nous voyons ce qui se passe dans les pourparlers des trois dernières années, les Taliban continuent de recevoir ce qu'ils veulent de la communauté internationale, et la victime est le peuple afghan, dit l'ancien ministre Nehan.











