23 Mort, la télévision suisse enquête sur les querelles entre les deux grandes familles de Pec

Tuer un père en France en 2013 est au cœur d'une vengeance entre deux clans. Plus de 23 morts et des dizaines de blessés sont en équilibre. “Miss au Point” a enquêté sur cette série d'assassinats qui se sont poursuivis au Kosovo, écrit Swiss Radio Television (RTS), diffusé Express. Un groupe de tueurs tués [...]
Un groupe de tueurs a froidement tué un père en France, en Suisse, en 2013. Selim E. Il revint d'un soir avec sa femme et quatre enfants. Il est 11h00 du matin. L'homme est tué devant sa maison pendant qu'il se gare. Sa femme, choquée, ne reconnaît pas les visages des tueurs, mais explique qu'elle les avait vus.
Selon les documents du tribunal, le mandat de meurtre s'est enfui et s'est échappé des armes près de Willars-sur-Glâne. Deux suspects ont été arrêtés, B.L. et F.A., qui ont été trouvés grâce aux traces d'ADN dans l'arme. En 2019, les deux accusés ont été condamnés à 20 ans de prison pour le premier et à 9 ans de prison pour le second.
La famille de la victime critique cependant le procès. Le frère de Selimi appelle : “Nous sommes en colère contre la justice suisse. Tous les coupables n'ont pas été arrêtés. C'est un scandale, ils sont protégés par le procureur”
Les condamnés reconnaissent certains faits, mais refusent d'admettre qu'ils sont les auteurs de la fusillade. B.L. Il revendique son innocence. Selon lui, il n'était que le chauffeur du commando. B.L. Il espère un nouveau procès et la possibilité de donner sa version de l'événement. Cependant, un nouveau jugement semble impossible. Pendant son procès en appel, B.L. Il s'était enfui au Kosovo. Il est de retour en prison depuis.
Une guerre de clan parmi les Kosovars
Les motifs et les kamikazes du meurtre restent un mystère. Les deux suspects n'ont pas donné de détails à la police. Pour le procureur de Fribourg, Fabienne Gasser, une guerre tribale serait au début du meurtre de la France. Les clés de la compréhension se trouveraient au Kosovo.
Une équipe du “muse au Point” est allée enquêter à Pec. Cette ville est le théâtre d'une guerre entre deux clans, la famille K. Et la famille E, qui vit dix minutes en voiture les unes des autres. Ils combattent des armes et des attentats explosifs depuis des années.
Entreprise réussie dans le constructeur
Selim E., victime de meurtre en France, fait partie de la famille E. qui est un ennemi juré de la famille K. Il vit en Suisse depuis des années, a quatre enfants et a réussi à créer une entreprise très réussie avec ses frères GE Construction.
Ensemble, ils importent des machines de construction en provenance d'Espagne. L'effondrement du marché de la construction en Espagne en 2009 a laissé de nombreux véhicules à vendre. La famille E. peut acheter ces véhicules en espèces et exporter vers la Suisse, certains d'une valeur de près de 100 000 francs. Ils vendent surtout à une grande entreprise de construction suisse. GE Construction a suspendu ses activités plusieurs années après Selim E.
Liens entre la mafia et la politique
Une grande partie de la famille E. Il vivait au Kosovo à l'époque et pouvait compter sur un soutien local considérable. La tante de Selimi est mariée au frère du célèbre politicien Xhavit Haliti. Selon des documents confidentiels de la Force de l'OTAN au Kosovo (KFOR), il a une relation d'affaires avec la famille E. Cet homme est un ancien soldat des combattants de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), un politicien riche et puissant.
En 2011, le journal britannique The Guardian a accusé le politicien de blanchiment d'argent et de liens avec la mafia albanaise. Xhavit Haliti a rejeté ces accusations, qu'il considère comme un calomniateur.
Un meurtre de vengeance en France
La guerre entre deux familles est une histoire d'agression et de vengeance. Dans cette chronologie macabre, un membre de la famille K. Tué plusieurs mois avant Selim E. Il a été tué dans le style Kalashnikov dans un café à Pec. Ce crime n'a jamais été élucidé et personne n'a été jugé.
Mais tout montre cette famille K. Il aurait rendu justice en organisant le meurtre de Fransse.
Spectre d'un ancêtre ensemble de lois
Sans intervention de l'État, les deux familles ont commencé une vengeance sans fin. Le sociologue Birol Urcan note que ce type de conflit a déjà existé dans la région dans le passé. Ces meurtres de sang ont été codifiés par Kanun, un recueil de lois qui depuis des centaines d'années a réglementé la vie dans la société en Albanie et au Kosovo.
“Si un membre d'une famille tue un membre d'une autre famille, il est dans un bain de sang”, explique Birol Urcan. Chaque membre de la famille de la victime est chargé de tuer un membre de l'autre famille. N'importe qui peut être ciblé, seulement des hommes.
C'est définitivement fini, c'était il y a 200 ans, dit le sociologue. Cependant, aucune des familles ne respecte les règles et les codes du canon”, explique-t-il.
La criminalité continue
La dernière attaque remonte à 2019 et a fait un blessé. Sur les réseaux sociaux, les deux familles se provoquent régulièrement. Le fils de Naser K. a publié plusieurs vidéos qu'il se moque de la famille E.
Toutefois, selon la police de Peja, la situation s'est stabilisée ces dernières années. Une grande partie de ces familles sont mortes. Les survivants se cachent et sortent fort.
Les Peja ont également été mobilisés pour empêcher ce massacre. De grandes manifestations contre la paix et la fin de l'impunité ont eu lieu dans la ville ces dernières années. L'intervention de la société civile est une lueur d'espoir pour mettre fin à cette guerre entre ces deux familles.
Pour voir l'histoire préparée par la télévision suisse, cliquez sur la KETU.










