L'administration biden vise à modifier la politique en matière de sanctions

Le président des États-Unis, Joe Biden, voit la possibilité d'abolir la politique de sanctions, qui a été largement utilisée comme un outil de politique étrangère par son prédécesseur, a rapporté le Wall Street Journal. L'Administration Biden envisage la possibilité de travailler plus étroitement avec les Alliés et d'éviter les mesures [...]
L'administration de Biden envisage la possibilité de travailler plus étroitement avec les Alliés et d'éviter des mesures qui pourraient avoir un impact négatif au-delà des limites cibles, a indiqué le Wall Street Journal.
Cette nouvelle politique de l'administration américaine devrait être introduite à la fin de cet été, après l'examen de l'administration, a déclaré le document, citant des fonctionnaires non identifiés.
Cette politique de l'administration Biden représentera probablement un changement radical par rapport à celle de l'administration préliminaire de Donald Trump, où des sanctions économiques ont été imposées à des pays comme l'Iran, la Corée du Nord et le Venezuela, visant à modifier le comportement de ces États.
Alors que les sanctions unilatérales de Trump font entrer les économies du Venezuela et de l'Irain dans la récession et que la Corée du Nord est sortie des marchés internationaux, ces mesures n'ont pas eu d'impact considérable sur la conduite de ces États, soulevant des questions sur l'efficacité des sanctions, a déclaré le journal américain.
Pendant ce temps, l'administration de Biden veut coordonner les sanctions avec les Alliés, en disant que cela contribuera à leur plus grande application, augmentant ainsi l'impact des sanctions. Les critiques affirment qu'il faudra longtemps pour parvenir à un consensus avec les Alliés sur ces questions, ce qui pourrait conduire les États-Unis à un compromis, ce qui pourrait nuire à la sécurité nationale.
L'avertissement de changer cette politique vient à un moment où l'administration de Biden fait face à des pressions du Congrès pour imposer plus de sanctions afin d'arrêter le projet de gazoduc russe “North Stream 2”.
Ce projet, s'il était achevé et exploité, enverrait du gaz naturel de la Russie vers l'Allemagne, via la mer Baltique, évitant ainsi la route à travers l'Ukraine.
Selon les républicains et démocrates au Congrès, ce pipeline renforcerait l'influence du Kremlin sur l'industrie énergétique en Europe et menacerait la sécurité nationale de l'Ukraine.











