Les positions de l'opposition se réunissent, votent pour le procès en l'absence de crimes de guerre

Les députés de l'Assemblée du Kosovo ont adopté à l'unanimité aujourd'hui le projet de loi sur l'application et la modification du Code de procédure pénale qui ouvrira la voie à l'enquête et au jugement des crimes de guerre au Kosovo. Pour ces changements, 68 députés ont été exprimés, aucun contre et aucune abstention. Depuis la fin de la guerre, en 1999, les crimes de [...]
Les députés de l'Assemblée du Kosovo ont adopté à l'unanimité aujourd'hui le projet de loi sur l'application et la modification du Code de procédure pénale qui ouvrira la voie à l'enquête et au jugement des crimes de guerre au Kosovo.
Pour ces changements, 68 députés ont été exprimés, aucun contre et aucune abstention.
Depuis la fin de la guerre, en 1999, les crimes de guerre ont fait l'objet d'enquêtes de la part de juges et de procureurs étrangers, tandis qu'en 2015, les institutions du Kosovo ont assumé ce rôle.
Depuis 2000-2008, le NIMK est habilité à traiter les affaires de crimes de guerre. Cette mission a porté plainte contre 3 Serbes, 19 Albanais et un Monténégrin, mais pour tous ces cas, elle n'a condamné qu'une seule personne pour crimes de guerre. Après l'achèvement de la mission de la MINUK, les responsabilités dans ce domaine ont été confiées à la mission de l'Union EULEX, qui fonctionne depuis 2009-2018. Mais cette mission avait une compétence exécutive jusqu'en 2014.
Au cours de cette période, EULEX a porté plainte pour crimes de guerre contre 11 Serbes, 39 Albanais, un Monténégrin et une personne de la communauté RAE. Après avoir transféré des compétences aux autorités du Kosovo en 2014, le Procureur spécial du Kosovo a déposé un acte d'accusation contre 39 personnes en juin 2020.
Autrement, quelque 13 500 personnes ont perdu la vie pendant la guerre au Kosovo, tandis que 1 600 sont toujours considérées comme inconnues.












