L'UE et les États-Unis font pression sur Kurti pour qu'elle dialogue

L'Union européenne et les États-Unis feront pression sur le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, pour qu'il entame le dialogue avec la Serbie sans poser de conditions préalables. Il n'est pas optimiste quant aux résultats rapides dans le dialogue, pour [...]
L'Union européenne et les États-Unis feront pression sur le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, pour qu'il entame le dialogue avec la Serbie sans poser de conditions préalables. Il n'est pas optimiste quant aux résultats rapides du dialogue, en raison de la position actuelle des parties. En fait, il dit qu'en fonction de la situation actuelle, il est possible que le dialogue dure indéfiniment, comme c'est le cas pour Chypre ou entre Israéliens et Palestiniens.
Radio Europe libre: Le Kosovo a déjà formé le nouveau gouvernement, et l'Union européenne l'a appelé à engager immédiatement un dialogue avec la Serbie, qui est facilité par l'Union européenne. Selon vous, quelle évolution peut-on attendre en ce qui concerne le dialogue à la suite du changement de composition du gouvernement à Pristina?
Richard Kaplan : La question est de savoir s'il y aura un dialogue. Je pense qu'il y a des pressions sur Kurtin et la Serbie pour qu'elles reprennent les négociations. Je pense qu'il est possible de retenir, mais je ne suis pas très optimiste quant au résultat qu'ils peuvent produire. En fait, Kurti a réduit le taux d'attente, comme il l'a laissé entendre, il est irréaliste de se concentrer sur l'accord final, mais de se concentrer sur des questions telles que le sujet trouvé. Je pense qu'il s'agit d'une direction où des progrès peuvent être réalisés, mais compte tenu de la nature et de l'ampleur des différences entre les deux parties, je pense qu'il sera très difficile d'avancer sur des questions plus fondamentales.
Radio Europe libre: Comme vous l'avez dit, le Premier ministre Kurti insiste sur certains principes qui doivent être respectés pour poursuivre le dialogue, y compris les excuses et la reconnaissance de la Serbie. La Serbie a immédiatement réagi à ces conditions. Comment évaluez-vous cette situation?
Richard Kaplan : Connaissant la position de Kurt et de son parti, je ne suis pas surpris par ces principes. Il leur dit des principes, mais ce sont vraiment des conditions préalables. Je pense que vous devriez entrer en dialogue sans conditions préalables. Je pense qu'il est important de commencer, d'avoir des négociations et un dialogue. Ces conditions ne seront pas remplies de la part de la Serbie, car ce pays n'acceptera pas le Kosovo en tant qu'État indépendant, comme Kurti l'a demandé.
Radio Europe libre: Quelles pourraient être les conséquences pour les deux pays s'ils n'entreprennent pas de dialogue?
Richard Kaplan : C'est une impasse et je pense que cette situation peut durer éternellement. Vous avez des exemples de telles situations, par exemple des négociations à Chypre entre Chypriotes turcs et grecs. Leurs négociations sont durables avec la dakada. Ensuite, les négociations entre Israéliens et Palestiniens, qui durent aussi des décennies. On ne peut donc pas exclure que même ce dialogue (Kosovo-Serbie) durera indéfiniment à l'avenir. Cependant, je pense que la différence dans ce cas est qu'il y aura beaucoup de pression sur les parties pour marquer des progrès. Un aspect pour lequel tout espoir peut faire la différence est l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, et sa condition pour normaliser les relations avec le Kosovo. Cela pourrait être un tournant. Mais pour le moment, je vois l'avenir, je ne suis pas très optimiste.
Radio Europe libre: Pensez-vous que la pression va devenir plus forte de la part du Premier ministre Kurti, ne pas créer de conditions au dialogue?
Richard Kaplan : Je pense qu'il y aura beaucoup de pression sur Kurt pour qu'il se retire des conditions, car ce sont de nouvelles conditions, elles n'ont pas été mises en place par les dirigeants du Kosovo pour développer le dialogue avec la Serbie. Je pense donc qu'il y aura une pression sur Kurt de la part de l'Union européenne et de l'administration du président américain, Joe Biden, pour poursuivre le dialogue sans conditions préalables.
Radio Europe libre: La nouvelle administration américaine a montré des signes d'une coopération plus étroite avec l'Union européenne en ce qui concerne le dialogue Kosovo-Serbie. Qu'est-ce qui peut résulter de cette coopération?
Richard Kaplan : Je pense que les meilleures coordonnées seront le résultat de cette coopération. Il y a eu une coordination insuffisante entre l'ancien gouvernement du président, Donald Trump, et l'Union européenne. À certains égards, l'administration Trump a agi unilatéralement, mais pas contre les objectifs de l'Union européenne. Je pense que l'administration de Biden sera plus sensible quant à l'importance de la coordination. Toutefois, la différence tient au fait que cette question n'est pas hautement prioritaire pour l'administration de Benden, mais demeure importante. L'administration américaine a déjà signalé que cette question est importante à résoudre.
Je pense qu'ils ont des priorités plus grandes, principalement des priorités internes, une confrontation avec les pandémies et la reprise économique, mais aussi des priorités extérieures comme celles-ci : relancer le dialogue avec l'Iran, puis la Chine et la Russie. Je pense qu'ils ont la priorité par rapport au Kosovo. Pour les États-Unis, ce ne sera pas la même chose que pour l'Europe, mais il y aura davantage d'efforts pour travailler ensemble à cet égard.










