La Turquie proteste contre le retrait de la Convention protégeant les femmes

Des milliers de femmes ont protesté samedi en Turquie contre la décision des autorités de se retirer de la Convention visant à protéger les femmes contre la violence. Les manifestants ont demandé au président turc Reccep Tayip Erdogan de revenir sur sa décision de se retirer du traité. “Revoir la décision, mettre en œuvre le traité!”, les a applaudis lors d'une manifestation dans le quartier de Kadikoy, du côté asiatique [...]
Les manifestants ont demandé au président turc Reccep Tayip Erdogan de revenir sur sa décision de se retirer du traité.
“Revoir la décision, mettre en œuvre le traité!”, les a applaudis lors d'une manifestation dans le district de Kadikoy à Istanbul.
Banu a dit à l'agence AFP qu'elle était “rangur avec l'État patriarcal”.
J'en ai marre de ne pas me sentir en sécurité. Arrête !
Les manifestants portaient des portraits de femmes tuées en Turquie, avec une inscription: “Ce sont les femmes qui gagneront ce combat”.
D'autres manifestations de moindre envergure ont eu lieu dans la capitale Ankara et dans la ville d'Izmir, au sud-ouest, selon les médias. La Convention d'Istanbul de 2011, signée par 45 pays et l'Union européenne, exige des gouvernements qu'ils adoptent des lois qui engagent des poursuites contre la violence domestique et contre les femmes.
Le gouvernement turc a suscité l'indignation nationale et internationale après avoir déclaré la décision de retrait. Les consommateurs du parti nationaliste d'Erdogan et leurs alliés ont déclaré que le traité sape l'unité familiale.
La plus haute organisation de défense des droits de l'homme en Europe, le Conseil de l'Europe, a condamné le retrait de la Turquie du traité. Ce mécanisme a été le parrain du présent document.
Ce mouvement constitue un obstacle majeur car il empêche la protection des femmes en Turquie, partout en Europe et au-delà, a déclaré la Secrétaire Générale du Conseil de l'Europe Marija Pejcinovic Buric.
Nacho Sanchez Amor, rapporteur du Parlement européen pour la Turquie, a écrit sur Twitter que “c'est le vrai visage du gouvernement turc actuel: le mépris total de l'État de droit”.











