La cour d'appel de Moscou punit Navajo

Un tribunal de Moscou a refusé samedi l'appel du leader de l'opposition Alexey Navajo de la peine de trois ans de prison en vertu de la violation des règles de libération conditionnelle, une condamnation pour détournement de fonds en 2014. Navalny, le critique le plus féroce du Kremlin, dit que la question contre lui est politiquement motivée. [...]
Un tribunal de Moscou a refusé samedi l'appel du leader de l'opposition Alexey Navajo de la peine de trois ans de prison en vertu de la violation des règles de libération conditionnelle, une condamnation pour détournement de fonds en 2014.
Navalny, le critique le plus féroce du Kremlin, dit que la question contre lui est politiquement motivée. Il a demandé aux juges d'ordonner sa libération, se référant à une décision de la Cour européenne des droits de l'homme selon laquelle l'affaire était dénuée de fondement et que la Russie était tenue de la libérer. Moscou a rejeté la demande comme illégale.
Le juge de la cour d'appel Dmitry Balasov a toutefois décidé que les six semaines de l'arrestation de Navalny seraient considérées comme une période d'exécution de la peine. Navalny souffrira en prison le reste de sa peine, un peu plus de deux ans et demi.
Plus tard samedi, Navajo a de nouveau comparu devant le tribunal pour une autre affaire, accusé de calomnier un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal l'a condamné et lui a ordonné de payer une amende de 850 000 roubles (environ 11 500 dollars des États-Unis).
Navalny a été arrêté le 17 janvier après son retour d'Allemagne à Moscou après une longue reprise d'une attaque d'empoisonnement presque mortelle pour laquelle lui et les pays occidentaux ont blâmé le gouvernement du président Vladimir Poutine.
Les autorités russes ont nié toute implication dans l'incident et ont refusé d'enquêter sur la tentative d'assassinat, invoquant l'absence de preuves.
L'interdiction de Navalny a conduit des milliers de ses partisans à prendre dans les rues en Russie pour demander sa libération immédiate. La police russe a arrêté plusieurs milliers de manifestants.
Les États-Unis et leurs alliés européens ont condamné l'interdiction du Navajo et la réaction agressive des autorités russes aux manifestants. / VOA











