Ambassadeur de la France pour les visas: processus décisionnel final, nature politique

L'ambassadeur de France au Kosovo, Marie Cristine-Butel, a parlé du processus de libéralisation des visas pour le Kosovo. Dans une interview pour Klogova.tv, elle a souligné que la France, avec plusieurs autres États membres de l'Union européenne, estime qu'à ce stade de ce processus toutes les conditions requises [...] n'ont pas encore été remplies.
Elle a souligné dans une interview pour Klenkosova.tv que la France estime, avec plusieurs autres États membres de l'Union européenne, qu'à ce stade de ce processus toutes les conditions requises pour le Kosovo n'ont pas encore été remplies.
Buttel a dit que la levée du régime des visas est certainement une question de critères techniques, mais le processus décisionnel final est de nature politique.
La libéralisation des visas au Kosovo à court terme repose sur la mise en œuvre d'un guide qui comprend 95 critères. Dans un rapport publié en 2018, la Commission a annoncé que tous ces critères avaient été respectés et recommandé au Parlement européen et au Conseil de l'Union européenne pour la libéralisation des visas au Kosovo. Le Parlement européen a également indiqué à plusieurs reprises en faveur de la libéralisation des visas”.
La suppression du régime des visas est certainement une question de critères techniques, mais le processus décisionnel final est de nature politique. Si la Commission européenne est habilitée à veiller à ce que les critères techniques soient respectés, la décision finale prise à la majorité qualifiée relève de la responsabilité du Conseil de l'Union européenne et seule celle-ci. C'est donc à ce dernier qu'il appartient de décider une fois cette question inscrite à son ordre du jour par l'État membre qui préside la présidence de l'Union européenne “.
“Les évolutions positives sont marquées au Kosovo, tout comme l'approbation par le Parlement du Kosovo en novembre 2018 d'un ensemble de lois visant à renforcer l'état de droit. Mais ces lois n'ont pas encore produit d'effets tangibles et durables. Il est donc important que la mise en œuvre des réformes par l'ensemble du dispositif de l'État kosovar se poursuive et que les lois adoptées soient pleinement mises en œuvre “.
C'est pourquoi la France estime, avec plusieurs autres États membres, qu'à ce stade toutes les conditions requises n'ont pas encore été remplies. Nous restons donc très attentifs au développement de l'État de droit et au renforcement de la lutte contre la corruption et la criminalité organisée au Kosovo. Les réunions qui se sont tenues à la fin de l'année dernière entre les équipes des ministères de l'Intérieur de la France et du Kosovo visaient à intensifier la coopération existante entre nos pays dans ces différents domaines “, a déclaré Butel.











