Hira Chatak meurt: La mère bosniaque cherche les restes du garçon pendant 26 ans

Hajra Cataq, un personnage clé dans les efforts pour trouver les restes de plus de 8 000 Musulmans bosniaques tués lors du massacre de Srebrenica en 1995 et traduire leurs agresseurs en justice, est mort mardi. Catac, 78 ans, a passé les 26 dernières années à lutter pour trouver les os du garçon [...]
Hajra Cataq, un personnage clé dans les efforts pour trouver les restes de plus de 8 000 Musulmans bosniaques tués lors du massacre de Srebrenica en 1995 et traduire leurs agresseurs en justice, est mort mardi.
Catac, 78 ans, a passé les 26 dernières années à chercher les restes de son fils, qui est mort dans la pire atrocité d'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, diffuse Klakosova.tv.
Elle a perdu 20 membres de sa famille, dont son mari et son fils Nino Cataq, correspondant de Srebrenica pour plusieurs journaux bosniaques et d'autres médias pendant la guerre de 1992-1995, qui avait 26 ans à sa mort.
“Hajra Cataq est morte aujourd'hui sans pouvoir assister aux funérailles de son fils Nihad Nino Cataq,” a annoncé le centre commémoratif de Srebrenica dans une déclaration, a rapporté l'AFP.
Pendant 26 ans, “il a gardé la mémoire du courage de ce journaliste de guerre de Srebrenica, encourageant d'autres que la lutte pour la vérité et la justice ne peut et ne doit pas cesser”, a déclaré la déclaration.
Les Serbes ont tué plus de 8 000 hommes et garçons dans les jours à venir et les ont enterrés dans des fosses communes dans la région.
Si j'avais trouvé un doigt de mon fils, j'aurais eu quelque chose à enterrer”, elle a dit à propos de l'AFP en 2010.
Elle dirigea l'association des femmes de Srebrenica dans la ville de Tuzla, au nord-est, où elle partit après le massacre.
Chatak a organisé une manifestation le 11ème jour de chaque mois pour demander l'arrestation des responsables.
Radovan Karadzic, chef de l'armée serbe de Bosnie, et son chef Ratko Mladic ont ensuite été condamnés à la prison à vie par un tribunal des Nations unies pour crimes de guerre, en particulier pour génocide à Srebrenica.
Selon les médias locaux, Cataq est mort après une longue maladie à Sarajevo.











