Des liens forts avec la Russie: Eurodeputs considèrent la Serbie comme une menace pour l'UE

Au Parlement européen, on craint que l'adhésion de la Serbie ne compromette la sécurité de l'Union européenne elle-même, étant donné les liens étroits de Belgrade avec Moscou. L'Eurodéputé suédois du groupe Conservateurs et Réformateurs, Charlie Weimers, déclare que la Serbie ne présente pas d'attitudes dans sa politique [...]
Au Parlement européen, on craint que l'adhésion de la Serbie ne compromette la sécurité de l'Union européenne elle-même, étant donné les liens étroits de Belgrade avec Moscou.
L'eurodéputé suédois du groupe Conservateurs et Réformateurs, Charlie Weimers, affirme que la Serbie ne présente pas d'attitudes en matière de politique étrangère à l'égard des positions de l'UE, ce qui est également une condition d'adhésion.
Wemers rappelle le vote contre la condamnation de l'invasion du crime par la Russie et la déclaration du président serbe Aleksandar Vucic en juin dernier, selon laquelle tout produit éventuel des pourparlers entre la Serbie et le Kosovo devrait également être approuvé par Moscou. Vucic a également refusé toute possibilité pour Belgrade d'accepter l'adhésion en échange de la reconnaissance du Kosovo.
Compte tenu de ces positions et déclarations, l'Eurodeput suédois exhorte la Commission à réévaluer sa position sur l'impact que l'adhésion de la Serbie peut avoir sur le domaine de la sécurité.
Toutefois, la Commission pense que la Serbie a une voie européenne claire et que l'adhésion a une priorité stratégique depuis l'obtention du statut de candidat en 2012 et l'ouverture des négociations en 2014.
Toutefois, la Commission met en garde contre le risque de saper la voie de l'adhésion à part entière de la Serbie si elle ne respecte pas les engagements découlant de cette entreprise, notamment l'approche et le plein respect des positions en matière de politique étrangère avec l'Union européenne.
Cela demande que la Serbie se rapproche progressivement de la position commune de l'Union européenne en matière de politique étrangère et de sécurité. La Commission observe attentivement ces questions et en rend compte chaque année devant le Parlement et le Conseil”, déclare le commissaire à l'élargissement, Oliver Varhely.
La commission dit également qu'elle attend de la Serbie qu'elle poursuive le dialogue avec le Kosovo, qui, en fin de compte, doit avoir un accord juridique obligatoire qui se traduira par une normalisation des relations. (SI)<











