Eliza Hoxha, PDK: Le premier musée de la douleur établi à la gare de Pristina

À l'occasion de la Journée internationale des réfugiés, la députée du Parti démocratique du Kosovo, Eliza Hoxha, a lancé un appel pour que, plus tôt le musée de la douleur, qui se souvient de l'extase des citoyens de Pristina, l'idée lancée par le maire, ait été créée. PDK, Kadri Wessel. Le député Eliza Hoxha, a remercié [...]
Le député Eliza Hoxha a remercié le nord de la Macédoine, l'Albanie et le Monténégro, qui ont ensuite ouvert leurs frontières et leurs foyers aux citoyens du Kosovo.
Il a également remercié les organisations internationales qui ont aidé tous les réfugiés à maintenir un minimum de dignité et d'espoir, ainsi que tous les États occidentaux qui ont ouvert les portes des avions pour accueillir des réfugiés dans leur pays.
Elle a également remercié L'UCK et l'OTAN qui ont permis à la libération du Kosovo de rentrer chez eux et ont exigé que cette station, dès qu'elle deviendra le Musée de la douleur, soit rappelée à la nouvelle histoire du Kosovo et à l'importance qu'elle revêt pour les nouvelles générations.
Déclaration complète du député Eliza Hoxha :
Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale des réfugiés, nous nous souvenons que le problème des réfugiés au niveau mondial est une crise fondamentale qui touche les pays développés et qui est accueillie par plus de 70 millions de personnes déplacées. Il s'agit apparemment du plus grand nombre de personnes qui ont quitté la violence et les conflits depuis la Seconde Guerre mondiale. L'an dernier, 37 000 personnes ont fui leur foyer chaque jour.
Il y a 21 ans, près de la moitié de la population du Kosovo a été déplacée et est devenue réfugiée. Plus de 600 000 personnes en dehors du Kosovo et 400 000 autres personnes déplacées sur le territoire du Kosovo. Personnellement, j'étais l'un des réfugiés en Macédoine, du 1er avril 1999 au 13 juin 1999. On a tout oublié ce jour-là, sans savoir si on reviendrait un jour. Ça a été un des jours les plus difficiles de ma vie. Une disparition violente, un murmure, un homme sans adresse, sans valise, sans carte d'identité.
Cet endroit où nous sommes aujourd'hui marque la station, qui est devenue un lieu d'embarras, de violence et de pression. Ici, le train n'était pas passé et ne s'était pas arrêté depuis plus de 10 ans de suite depuis l'ouverture de la nouvelle gare de Fushe Kosovo. Et le train a recommencé à marcher avec la seule intention de faire expulser les Albanais du Kosovo. Sur cette route, entre le salut et l'extinction, la vie et l'oubli, l'amour et la solitude, l'appartenance et l'humilité, le train de réfugiés transporte avec lui de nombreuses confessions inébranlables, inébranlables et non dépassées.
On a oublié si vite ?
Ou on ne voulait pas parler ?
La guerre s'est terminée et nous sommes retournés au Kosovo et le train n'a pas bougé depuis...
Cette station avec tant de souvenirs, je dois nous parler davantage. Cette station de passagers vide peut être remplie de leurs aveux aujourd'hui et nous permettre de visiter nos expériences pendant la lutte pour la survie et la liberté. Cette station devrait être notre mémoire collective et notre station de douleur que nous avons expérimenté pour profiter des jours de liberté d'aujourd'hui.
Aujourd'hui, en ce beau jour, je tiens à remercier la République de Macédoine du Nord, la République d'Albanie et du Monténégro, qui a ouvert leurs frontières et leurs foyers pour nous accueillir en des jours difficiles.
Aujourd'hui, je tiens à remercier les organisations internationales qui ont aidé tous les réfugiés à maintenir leur dignité et leur espérance minimales.
Aujourd'hui, je tiens à remercier tous les Etats occidentaux d'avoir ouvert les portes des avions pour accueillir des réfugiés dans leur pays.
Aujourd'hui, je tiens à remercier l'Armée de libération du Kosovo et l'OTAN d'avoir permis la libération du Kosovo et nous sommes rentrés chez nous.
Cette station, aujourd'hui sous la protection du patrimoine culturel, mérite d'amener toutes ces peines et ces défis aux réfugiés du Kosovo à se souvenir, sans oublier, de les respecter.
Chef du Parti démocratique du Kosovo, M. Kadri Wessel a proposé depuis mai 2019 que cette station soit convertie au Musée de la douleur à partir de la position du Président de l'Assemblée. Il l'a renouvelé il y a un mois, car il était nécessaire de commémorer la nouvelle histoire du Kosovo et l'importance qu'elle revêt pour les nouvelles générations.
Aujourd'hui, avec cette activité, cette initiative, nous allons l'habiliter à la réalité de ce but et bientôt à établir le musée.
Il n'est jamais trop tard pour se souvenir.
Sans oublier !











