Réponse de la Cour constitutionnelle au président et au premier ministre : Ne nous pressez pas.

La Cour constitutionnelle de la République du Kosovo a réagi contre le président, ainsi que contre le premier ministre du pays, se plaignant de la pression exercée sur son travail. Selon la Cour, le président Hashim Thaci et le premier ministre Albin Kurti “tentent d'influencer ou de préjuger la décision de la Cour constitutionnelle sur le décret du président relatif à la nomination d'un mandat [...]
La Cour constitutionnelle de la République du Kosovo a réagi contre le président, ainsi que contre le premier ministre du pays, se plaignant de la pression exercée sur son travail.
Selon la Cour, le président Hashim Thaci et le premier ministre Albin Kurti “tentent d'influencer ou de préjuger la décision de la Cour constitutionnelle sur la question du décret du président relatif à la nomination du mandat pour la création du nouveau gouvernement”.
La Cour constitutionnelle condamne fermement cette intervention dans son indépendance institutionnelle, ainsi que la tentative d'inclure la Cour constitutionnelle dans les débats politiques quotidiens”, a déclaré la Cour dans une réponse.
Réponse complète de la Cour constitutionnelle :
La Cour constitutionnelle suit le discours public menaçant qui a eu lieu ces derniers jours par le président en exercice et le premier ministre, ainsi que par d'autres porteurs de fonctions institutionnelles et politiques qui, en s'accusant mutuellement de pression sur la Cour constitutionnelle, tentent d'influencer ou de préjuger la décision de la Cour constitutionnelle sur la question du décret présidentiel relatif au mandat de la création du nouveau gouvernement.
La Cour constitutionnelle condamne fermement cette intervention dans le cadre de son indépendance institutionnelle, ainsi que les actes politiques et institutionnels qu'elle a tentés d'inclure dans les débats politiques quotidiens.
La Cour constitutionnelle condamne également fermement la discussion des juges individuels, en tant que personnes ayant une autorisation individuelle ou des responsabilités décisionnelles dans l'affaire.
La Cour constitutionnelle rappelle qu'elle agit dans son ensemble, sur la base des dispositions constitutionnelles et juridiques régissant sa prise de décision.
La Cour constitutionnelle assure au public qu'elle ne sera pas soumise à de telles pressions et menaces, et qu'il n'est pas nécessaire d'assurer la protection politique ou publique de quiconque, car la Constitution et la loi offrent toutes les garanties nécessaires pour agir de manière indépendante et impartiale.
En fin de compte, la Cour constitutionnelle invite toutes les parties à la procédure à s'abstenir de formuler des commentaires et des actions visant à influencer ou préjuger la décision de la Cour constitutionnelle dans toute autre affaire.












