Les autorités suisses expliquent pourquoi elles ne recommandent pas de porter des masques

Daniel Koch, chef de l'unité des maladies infectieuses de l'Office fédéral de la santé publique et ministre de la Santé Alain Berset, dans une émission de télévision, a répondu aux questions des téléspectateurs sur les plans de contrôle de l'explosion du coronavirus en Suisse. Parmi beaucoup de questions, ils ont répondu même s'il y aura [...]
Daniel Koch, chef de l'unité des maladies infectieuses de l'Office fédéral de la santé publique et ministre de la Santé Alain Berset, dans une émission de télévision, a répondu aux questions des téléspectateurs sur les plans de contrôle de l'explosion du coronavirus en Suisse.
Parmi de nombreuses questions, ils ont répondu même s'il y aura une seconde vague de personnes infectées ainsi que pourquoi les autorités suisses ne recommandent pas de masques contre la propagation de ce virus.
Quand des tests sérologiques auront-ils lieu pour déterminer le niveau d'immunité du coronavrus en Suisse?
Daniel Koch : En ce moment, ces tests sont encore en phase de test. Mais nous nous attendons à ce qu'ils soient disponibles sur le marché très bientôt. Nous pourrons ensuite tester les gens pour découvrir des anticorps dans leur sang.
Cependant, nous ne savons pas assez pour le coronavirus en ce moment pour être absolument sûr si l'immunité est temporaire ou permanente.
Comment comptez-vous limiter la population à la fin d'avril? Quelles mesures seront prises en premier lieu?
Alain Berset : C'était un processus très sensible et nous discutons encore des détails. Mais nous savons que les premières restrictions à lever ne généreront pas un mouvement massif de personnes ou de grands rassemblements.
L'aide initiale sera mise en œuvre dans les secteurs où il est possible de continuer à pratiquer des mesures de protection telles que l'hygiène adéquate et la distance sociale.
Y aura-t-il une deuxième vague d'infections coronavirus en Suisse cet automne, comme le prévoient certains experts?
Daniel Koch : On ne peut pas exclure une autre vague plus tard cette année, c'est vraiment difficile à prédire maintenant. Cela dépend de nombreux facteurs, y compris le nombre de personnes en Suisse développeront l'immunité contre le coronavirus.
Masca est recommandé dans de nombreux pays, pourquoi pas en Suisse ?
Daniel Koch : D'après notre expérience, les masques n'offrent aucune protection aux personnes en bonne santé et ne devraient être utilisés que par les professionnels de la santé et les patients. Mais s'il existe des preuves que les masques sont vraiment utiles, nous changerons nos recommandations en fonction des circonstances.
Alain Berset : Le masque peut donner un faux sentiment de sécurité. Les gens peuvent penser que parce qu'ils en ont un, ils ne devraient pas se tenir à distance des autres ou se laver les mains souvent.
Quand un vaccin sera développé, sera-t-il obligatoire en Suisse?
Alain Berset : La loi suisse ne nous permet pas de forcer quelqu'un à vacciner contre sa volonté. Mais nous pouvons demander que certains professionnels, comme ceux qui travaillent dans le secteur de la santé, soient isolés. S'ils refusent, ils ne pourront pas travailler dans ce domaine. Nous espérons résoudre ce problème de manière pragmatique, comme nous l'avons toujours fait dans notre pays.











