Le Réseau des femmes du Kosovo réagit : le député Brovina a violé la Constitution

Réseau des femmes du Kosovo (Le RGK a réagi après avoir publié la photographie, qui montre comment les Serbes ont violé sexuellement les femmes du Kosovo en présence de membres de leur famille. En réponse, le député Flora Brovina aurait violé le principe de la dignité des survivants et violé la Constitution du Kosovo. Ce [...]
En réponse, le député Flora Brovina aurait violé le principe de la dignité des survivants et violé la Constitution du Kosovo.
Cette photo où une femme est violée devant sa famille, sauf qu'elle est très sérieuse et troublante, peut également affecter l'état émotionnel et psychologique du survivant”, leur réaction est dite.
Leur réponse complète:
Kosovo Women Network (S. Le GK a suivi avec préoccupation la publication d'aujourd'hui, par le député Flora Brovina, d'une photographie qui témoigne de la violation d'une femme par les forces militaires serbes pendant la guerre au Kosovo.
Nous considérons que Mme Brovina a violé le principe de la dignité des survivants, se rappelant que par cette photographie le corps des survivants de violences sexuelles a également été découvert pendant la guerre au Kosovo. Mme Brovina a également violé l'article 23 de la Constitution de la République du Kosovo, qui dispose que la dignité humaine est incohérente et constitue la base de tous les droits et libertés fondamentaux de l'homme.
Cette image d'une femme violée devant sa famille, sauf qu'elle est très sérieuse et troublante, peut également affecter l'état émotionnel et mental du survivant. En outre, il peut servir de découragement à signaler d ' autres victimes de violences sexuelles et servir de précédent dangereux pour toutes les femmes et les filles qui signalent des violences sexuelles.
Le RGK appelle les médias à retirer et à ne pas distribuer cette photographie, qui porte atteinte à la dignité de la victime protégée par la Constitution de la République du Kosovo et ne peut servir que d'éléments de preuve devant les organes de justice, mais ne peut jamais circuler ainsi en public.
RGK demande à tous d'être prudents, d'offrir leur soutien aux survivants et de s'employer à préserver leur dignité en ne les traumatisant pas, eux et leur famille. Le RGK exige des institutions kosovares que les initiatives qu'elles entreprennent soient globales, sans exclure personne, comme la résolution votée sur l'Assemblée du Kosovo. Depuis 20 ans, ce sont les organisations de femmes qui apportent leur soutien à ces femmes et à ces hommes, tandis que les institutions sont restées silencieuses depuis 17 ans.
Dans ses déclarations devant les médias, Mme Brovina affirme que ces éléments de preuve ont été présentés aux organes judiciaires, mais selon elle, ni le Procureur spécial ni EULEX n'ont jamais interrogé ces victimes. Si tel est le cas, la RGK appuie fermement et sans réserve aucune voie institutionnelle pour obtenir justice pour les survivants de violences sexuelles pendant la guerre au Kosovo, mais cette action de Mme Brovina n'a pas contribué à la réalisation de la justice, à la recherche des auteurs de ces crimes ou au traitement des survivants dignes de ces violences sexuelles pendant la guerre au Kosovo.
Dans cette déclaration, le RGK demande aux députés du Parlement de la République du Kosovo de demander des comptes aux tribunaux, locaux et internationaux, pour l'absence de réponse institutionnelle et le traitement digne des cas de violations sexuelles commises au cours de la récente guerre au Kosovo.












