Ministre Tahiri: La Turquie s'est engagée à nier et à cacher les crimes de Milosevic

Le ministre de la Justice Abelard Tahiri a de nouveau demandé à l'État de Serbie d'ouvrir ses archives et de raconter le sort des disparus de la récente guerre au Kosovo. Déclaration complète du ministre Tahiri: Pendant vingt ans, nos citoyens et les familles de [...]
Le ministre de la Justice Abelard Tahiri a de nouveau demandé à l'État de Serbie d'ouvrir ses archives et de raconter le sort des disparus de la récente guerre au Kosovo.
Déclaration complète du ministre Tahiri :
Pendant vingt ans, nos citoyens et les familles de l'inconnu en République du Kosovo vivent dans l'anxiété et le désespoir, espérant comprendre ce qui est arrivé à leurs familles.
La Serbie a été et est la seule à devoir rendre compte des personnes disparues au Kosovo.
Malheureusement, la même pensée et la même nomenclature qui ont commis des crimes au Kosovo aujourd'hui dirigent le système politique serbe et ignorent cette exigence surtout humaine.
Malgré la tendance à paraître modérée par Aleksandar Vuciqi, l'actuelle campagne politique de la Serbie dirigée par lui, est engagée à nier et à cacher les crimes commis par le régime oppressif et dictatorial de Milosevic.
Le manque de volonté totale de partager des informations, dont l'origine est dans les cartes de l'armée et de la police serbes, est une indication claire de cette tendance, qui, face à la demande la plus subtile et la plus humaine, continue d'isoler toute tentative visant à blanchir le sort des personnes en quête de guerre au Kosovo.
Pour ce casting politique serbe, l'association avec le crime, le génocide de l'anti-humanisme reste le principal motif, au lieu d'être éloigné d'eux et d'assumer la responsabilité de l'État pour les crimes commis.
Il est inacceptable que, deux décennies après la guerre, la Serbie n'ait pas encore pris de mesures pour blanchir le sort de ceux qui ont été retrouvés, n'ait pas poursuivi devant les tribunaux les allégations d'incendie de troupes albanaises et ne montre aucune volonté de mettre fin à la longue attente des membres de la famille pour aider la famille à fermer ce douloureux chapitre de leur vie.
C'est un crime délibéré. Son secret le rendait encore plus cruel. C'est le même esprit qui a commis ce crime qui continue de le nier et de ne pas en assumer la responsabilité.
L'année dernière, j'ai sollicité l'appui de mes homologues des États membres de l'Union européenne par le biais d'une lettre publique demandant à la Serbie de répondre à ce crime.
Malgré les encouragements que j'ai reçus, je pense que la pression de l'UE doit être continue.
Il ne peut être considéré comme un État disposé à commencer l'intégration de l'UE - un pays qui n'a pas la moindre volonté de montrer l'humanité et de mettre fin aux attentes des membres de la famille qui ne connaissent pas encore leurs proches.
Malgré la négligence de l'État serbe à travailler à éclairer le sort des disparus, nous ne cesserons jamais tant que nous n'aurons pas trouvé la vérité sur nos 1647 citoyens, dont plus de 100 enfants. Nous n'arriverons pas à nous aligner avant d'avoir des réponses pour leurs familles, pour la société, pour donner un épilogue à cette tragédie.









