Surroi montre si Thaci peut tomber au cas où il resterait seul dans son idée de correction de la frontière

Le président du Kosovo, Hashim Thaci, s'entretient avec Alexanadar Vuciq à la frontière, le publiciste Veton Surroi, les appelle cladesti. Dans une interview pour Radio Free Europe, Surroi a déclaré que le président Thaci n'a aucune légitimité pour tenir de tels entretiens avec le président serbe, et par conséquent, dépasse le mandat constitutionnel. Correction [...]
Le président du Kosovo, Hashim Thaci, s'entretient avec Alexanadar Vuciq à la frontière, le publiciste Veton Surroi, les appelle cladesti.
Dans une interview pour Radio Free Europe, Surroi a déclaré que le président Thaci n'a aucune légitimité pour tenir de tels entretiens avec le président serbe, et par conséquent, dépasse le mandat constitutionnel.
Corriger les frontières, selon Surroi, déclencherait des tensions dans toute la région, jusqu'à ce qu'il affirme que l'opposition a bien fait d'inviter des sessions extraordinaires le 4 septembre.
Radio libre Europe: M. Surroi, de la table de négociation entre le Kosovo et la Serbie à Bruxelles, l'idée de la correction des frontières a également été encouragée. Comment voyez-vous une telle idée ?
Veton Surroi: L'idée est de surmonter la façon dont le Kosovo et la Serbie devraient parler, donc ils devraient d'abord parler de reconnaissance mutuelle, donc comment, comme les États indépendants vont coopérer. Les États indépendants peuvent alors négocier des corrections aux frontières, comme les Pays-Bas et la Belgique, mais dans un contexte de coopération à plus long terme et sous une forme où il n'y a pas de composante ethnique.
Dans le cas du Kosovo, il y a une conversation non autorisée et non autorisée pour l'échange de territoires et d'échanges de population, qui en fait n'habilite ni ne crée les conditions de relations entre deux États indépendants.
Radio libre Europe: Le président du Kosovo Hashim Thaci et le président serbe Aleksandar Vuciq devraient se réunir le 7 septembre. Vous attendez des deux présidents qu'ils repoussent leur idée de frontière ?
Veton Surroi: Le président Vuciq a toute sa légitimité et sa légalité, selon le système constitutionnel de la Serbie et selon le pouvoir politique du président Vuciq. M. Thaci n'a pas cette légitimité, ni la légalité de parler de frontières. Donc, toute question de frontières dépasse le mandat constitutionnel.
Radio libre Europe: Quel effet l'ouverture de la question de la frontière peut-elle avoir sur le Kosovo et la région ?
Veton Surroi: Il a maintenant des effets négatifs, parce qu'il crée des tensions, crée des illusions au Kosovo que cette question réglementera les relations. En Macédoine, cela crée des attentes à un mauvais moment, quand la Macédoine doit rejoindre l'ensemble -- Albanais et Macédoniens - voter pour le référendum, qui permettra à la Macédoine de devenir membre de l'OTAN, ce qui est l'intérêt national de la Macédoine. Et c'est un mauvais moment pour la Bosnie-Herzégovine, parce que c'est un état non fonctionnel, qui est toujours au bord de la pression sur la question de la correction de la frontière. Comme nous l'avons vu, le président de la Republika Srpska en Bosnie-Herzégovine a été le premier à réagir positivement à la question.
Radio libre Europe: En attendant, comment voyez-vous le rôle de l'opposition dans ce processus ?
Veton Surroi: L'opposition a bien fait d'inviter une session extraordinaire du Parlement. Elle devrait continuer à construire une position commune, même avec les parties qui sont au pouvoir et qui estiment que c'est un moment dangereux pour le Kosovo.
Radio libre Europe: Le président risque-t-il de démissionner s'il reste seul dans son idée de correction des frontières ?
Veton Surroi: Le sort du président Thaci est totalement irrationnel sur la question du Kosovo. Au départ, c'est l'intérêt du Kosovo, pas celui du président Thaci. M. Thaci a été en mesure de faire de la politique pour pouvoir mettre son intérêt en avant les intérêts du Kosovo.
Radio libre EuropeQu'en est-il du rôle de la communauté internationale dans ce processus de négociation, combien pensez-vous que cela pourrait être crucial pour déterminer le prochain accord du Kosovo ?
Veton SurroiLa notion de la communauté internationale, c'est une notion très large, mais disons que l'Occident dans ce cas n'a pas une position unique. Heureusement, la position de l'Allemagne est tout à fait claire et nous espérons l'unifier, mais avant de protéger le Kosovo, l'Allemagne ou n'importe qui d'autre, le Kosovo doit protéger le Kosovo seul.
Radio libre Europe: Voyez-vous les choix comme une solution ?
Veton Surroi: Toute solution est nécessaire pour le Kosovo, afin de sortir de ce câlin.











