Combien de personnes sont venues de Suisse au jihad ?

Le nombre de voyageurs motivés par le djihad qui vont ou se trouvent dans des zones de conflit en Suisse s'est stabilisé dans 93 cas (le même nombre qu'en mai 2018) Parmi ces cas, 31 personnes sont de nationalité suisse (dont 19 de double nationalité), des dizaines de femmes liées à la Suisse, et [...]
Parmi ces cas, 31 sont de nationalité suisse (dont 19 ont la double nationalité), des dizaines de femmes liées à la Suisse et plus de vingt mineurs de moins de 12 ans.
La menace terroriste en Suisse reste élevée, à la lumière des attaques que l'Europe a connues ces derniers mois. Modes operandi de ces actes confirme les prédictions du Service d'information sur la Confédération (SRC): ils sont faits plus souvent par des individus isolés ou de petits groupes qui se radicalisent sans nécessairement faire un voyage dans une zone de conflit, envoie albinfo.ch.
Dans le cadre de la prévention du terrorisme, la SRC procède à l'enregistrement opérationnel et à la poursuite des affaires suisses qui se sont rendues dans la région du jihad depuis 2001. La SRC traite de ces cas en coordination avec les cantons et les autorités compétentes et met en œuvre des mesures préventives qui relèvent de sa compétence.
La SRC publie maintenant les chiffres des voyageurs jihadistes sur la période de trois mois, s'il n'y a pas de changement significatif dans ces chiffres. En mai 2013, la SRC a indiqué avoir identifié une vingtaine de voyageurs motivés par le djihad qui se rendaient dans des zones de conflit depuis 2001. Un an plus tard, en mai 2014, ce chiffre était passé à 40, atteignant 93 en février 2018, diffuse albinfo.ch.
Le nombre de voyageurs motivés par le djihadisme en provenance de Suisse ou actuellement dans des zones de conflit s'est stabilisé dans 93 cas (le même nombre qu'en mai 2018). De 2001 à aujourd'hui, il y a eu 78 départs en Syrie et en Iraq et 15 en Somalie, en Afghanistan et au Pakistan. Pour la première fois, la SRC a également déménagé aux Philippines. Bien que ces chiffres soient quantiques, il est important de noter que certains de ces voyageurs sont encore dans le pays, 32 personnes sont mortes (dont 26 morts confirmées), certains se trouvent dans des zones de conflit et d'autres retournent en Suisse. Le nombre de retours est de 16 (dont 13 cas confirmés).
Dans ces 93 cas, 31 personnes ont la nationalité suisse (dont 19 de double nationalité). Parmi les voyageurs jihadistes qu'il a identifiés depuis 2001, la SRC estime que des dizaines de Suisses se sont rendues en Syrie ou en Irak et que plus de 20 jeunes de moins de 12 ans sont préoccupés par le problème. Parmi eux, six enfants ont au moins un parent ayant la nationalité suisse. La SRC ne fournit aucun autre renseignement sur l'identité, l'âge, le sexe, la citoyenneté ou l'habitat de ces personnes.
Coopération étroite et durable entre les autorités compétentes
La SRC n'a pas vu de nouvelles évacuations de voyageurs jihadistes en Syrie et en Irak depuis 2016 et estime qu'un petit nombre de combattants retourneront probablement en Suisse seul ou accompagné d'enfants. Cependant, comme ses voisins européens, la Suisse n'est pas épargnée par le problème du retour des familles qui ont été ou se sont installées dans des zones de conflit. Coopération avec les autorités fédérales (Ministère fédéral public, Département fédéral de la justice, des migrations, de la police, des gardes frontière, Département fédéral des affaires étrangères, etc.) et cantonales (Ministère de la justice et de la police, Police cantonale, etc.).
Si les adultes qui se sont rendus dans des zones de conflit sont tous soumis à des procédures pénales, la question des enfants est traitée au cas par cas et concerne la SRC et toutes les institutions fédérales et cantonales civiles responsables de la lutte contre la radicalisation.
Mesures spéciales : conditions limitées à l'obéissement
Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le renseignement le 1er septembre 2017, la SRC a pu recourir activement aux mesures d'enquête sous réserve d'une autorisation stricte en vertu de la loi sur le renseignement. Comme indiqué dans son rapport de situation “Sécurité de la Suisse, 2018”, le CSR du 1er septembre au 31 décembre 2017, a lancé deux opérations de recherche antiterroriste après avoir reçu l'approbation de la Cour administrative fédérale (TAF) et des dirigeants du DDPS, du FADF et du DFPJ. Les mesures de recherche n'ont été mises en oeuvre que d'une manière qui vise des menaces plus graves, comme l'exige la loi fédérale sur l'information. Des statistiques sur le nombre d'actions de recherche faisant l'objet d'une autorisation émise en 2018 par le SRC seront publiées dans le prochain rapport de situation publié au printemps 2019.










