Famille du Kosovo expulsée de France, larmes, émotions avant de rompre avec les familles françaises

Située à Angirey en France depuis deux ans, une famille du Kosovo a été expulsée vers Pristina. Le couple et leurs trois enfants étaient très encerclés lundi quand ils sont allés à la gendarmerie de Gray. Une cinquantaine de personnes ont voulu être présentes, cet après-midi de lundi, avec la famille [...]
Une cinquantaine de personnes ont voulu être présentes cet après-midi, avec la famille Pervorf en sa faveur.
Le père Gustin, mère Paske et leurs trois enfants, âgés de 8, 6 et 3, ont été invités à la gendarmerie de Gray à 17 heures pour expulsion au Kosovo. Câlins, câlins... Comme ils disaient au revoir, il est rare que quelqu'un reste aux larmes.
D'une part, la loi doit être respectée et l'issue de la décision. La famille Pervorf est arrivée en France en 2013 pour demander l'asile mais n'a pas gagné. Il a dépensé toutes les ressources possibles et est contraint de quitter le territoire français sur un ordre mayoral du 21 juin.
Face à cette situation administrative, le couple et leurs enfants doivent suivre les lois dès leur séjour en Haute-Saão. Cet homme, qui avait reçu l'autorisation de travailler un an plus tôt, a exercé un emploi dans un garage automobile à Arc-lès-Grey. Il s'est levé le matin, est parti à l'heure, très vite réalisé ce qui lui était demandé”, dit Laetita Guillaume, son patron. Il voulait juste élever sa famille avec dignité. Mais une fois qu'il a trouvé un emploi stable, on lui demande de partir d'où il vient : Placé à Angirey pendant deux ans, une famille du Kosovo est expulsée à Pristina. Le couple et leurs trois enfants étaient très encerclés lorsqu'ils sont allés à la gendarmerie de Gray lundi.
Établie pour deux ans à Angirey, la famille Pervorf a éduqué ses enfants chez Guy et a également reçu la sympathie des parents d ' autres élèves. “Nous nous sommes rencontrés à l'arrêt de bus”, raconte Jennifer Racine. “Ils sont adorables, émotionnels, sans problèmes, toujours présents dans le village. Nous ne pouvons rester insensibles à leur histoire et ne comprenons pas pourquoi ils devraient partir. Une mère confirme: “Ma fille perd son meilleur ami”, déplore Virginia Febvre, pour “Est Republicain”, diffusé Albinfo.ch. Chantal Faradon, maire d'Angirey, était également présent.
Au moment de la séparation, le couple a remercié les amis qui sont venus autour d'eux pendant longtemps avant de voir les portes de la gendarmerie près d'eux. Nous sommes très tristes et très touchés, parce que beaucoup de gens se sont mobilisés pour nous”, dit Pashke Pervorfi. “Nous sommes intégrés, la France est comme notre famille. Nous ne comprenons pas pourquoi nous avons été expulsés, mais nous espérons revenir à des conditions normales. On devait expliquer aux enfants qu'on allait y aller, mais on allait revenir peut-être encore.
Le désir de leurs nombreux partisans est de les accompagner dans le centre de détention de Metz, avant leur départ pour le Kosovo mardi. C'est un malentendu complet.










