Serwer: l'adhésion du Kosovo à l'UE dépend de la normalisation des rapports avec la Serbie

L'intégration du Kosovo et de la Serbie dans l'Union européenne dépendra des progrès accomplis dans la normalisation de leurs relations. La Serbie doit résoudre le problème de la non-reconnaissance du Kosovo. Le Kosovo, à son tour, bien qu'il soit encore loin de l'adhésion à l'UE, vise à ce qu'il soit pleinement reconnu par la communauté internationale. Directeur du [...]
L'intégration du Kosovo et de la Serbie dans l'Union européenne dépendra des progrès accomplis dans la normalisation de leurs relations. La Serbie doit résoudre le problème de la non-reconnaissance du Kosovo. Le Kosovo, à son tour, bien qu'il soit encore loin de l'adhésion à l'UE, vise à ce qu'il soit pleinement reconnu par la communauté internationale. Matthew Palmer, directeur du Département d'État pour l'Europe du Sud et centrale, dans une interview avec le service Serbe Voice of America, affirme que l'objectif des États-Unis est que le Kosovo entre dans l'ONU. Selon l'analyste Daniel Cerwer, cette adhésion devrait faire partie d'un accord sur la normalisation des relations entre les deux pays.
M. Palmer accepte la période difficile que traversent la Serbie et le Kosovo dans le processus de dialogue, mais demande aux deux pays de reprendre le dialogue dès que possible.
“Je pense qu'il est important que les parties retournent à la table de dialogue le plus tôt possible, essaient de laisser derrière eux les événements des trois semaines précédentes et attendent avec impatience et tentent de trouver un moyen de progresser dans le programme qu'elles ont accepté”, a-t-il dit.
Le dialogue et la normalisation des relations sont la clé de l'intégration du Kosovo et de la Serbie dans l'UE.
L'application des lois est un problème majeur pour le Kosovo. Mais le véritable problème de l'adhésion à l'UE n'est pas technique, mais politique. Les cinq pays de l'Union européenne qui n'ont pas reconnu l'indépendance du Kosovo, mais d'autres pays qui l'ont reconnu attendent une normalisation complète des relations avec Belgrade avant d'adhérer à l'Union”.
M. Palmer pense qu'il y a une chance de progrès d'ici la fin de 2018. Selon le haut fonctionnaire du Département d'État, l'appartenance du Kosovo à l'ONU est la cible des États-Unis.
Je n'ai pas de date limite pour ça. L'adhésion à l'Organisation des Nations Unies est un processus complexe, il faudra peut-être du temps pour le réaliser, mais l'intégration du Kosovo dans le système international se poursuit, j'espère beaucoup d'accélérer et j'espère vivement que dans un avenir proche, le Kosovo aura sa place à l'ONU. Mais je répète que je n'ai pas une certaine date sauf pour dire, dès que possible”, il a dit.
Serwer souligne que la question de l'appartenance à l'ONU devrait faire partie d'un accord sur la normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie, où la création de la Communauté communiste serbe est la question la plus urgente à résoudre entre les deux parties.
Les deux pays doivent trouver des moyens de créer la Communauté communiste serbe. Je pense que Belgrade et Pristina devraient parvenir à un accord, peut-être pas sur la reconnaissance mutuelle, mais sur l'adhésion du Kosovo à l'ONU, qui serait essentiel à la normalisation des relations. Les deux pays doivent également parvenir à un accord sur l'échange de représentants diplomatiques au niveau des ambassadeurs. Ce sont là des questions très difficiles, non seulement pour Belgrade, mais aussi pour Pristina. Le Kosovo a donc de grands défis devant lui”.
Dans le rapport d'activité publié mardi, la Commission européenne demande instamment au Kosovo d'intensifier son engagement dans les pourparlers avec la Serbie et de travailler à la mise en œuvre des accords conclus, en particulier la création des communautés à majorité serbe. / VoA












