L'accident dans la mer Égée. Un appel tendu entre les premiers ministres de Grèce et de Turquie (Vidéo)

Les premiers ministres de la Grèce et de la Turquie, à un moment très tendu des relations entre les deux pays, ont eu une conversation téléphonique demandée par la partie turque mardi soir. Tsipras a dit à son homologue Gildirim que les récents développements sapent les relations gréco-turques, les relations euro-turques et violent le droit international. Aussi, [...]
Les premiers ministres de la Grèce et de la Turquie, à un moment très tendu des relations entre les deux pays, ont eu une conversation téléphonique demandée par la partie turque mardi soir.
Tsipras a dit à son homologue Gildirim que les récents développements sapent les relations gréco-turques, les relations euro-turques et violent le droit international. Il lui a également souligné la nécessité de mettre fin immédiatement aux violations de plus en plus provocatrices dans les eaux territoriales et l'espace aérien des îles grecques dans la mer Égée et de réduire les tensions.
Les conversations téléphoniques des deux dirigeants ont été faites après une série de développements qui ont suivi l'incident récent, quand un navire militaire turc a écrasé un navire grec près de l'île, Imia, opposé par la Turquie.
Au début, Athènes a fait une note de protestation contre Ankara et a demandé des explications à l'ambassadeur turc dans la capitale grecque. Plus tard, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que l'île Imya appartient à la Turquie, tandis que la réponse de la partie grecque a été qu'Ankara - sauf pour perdre la logique - prouve qu'elle ne reconnaît pas non plus la géographie.
Entre-temps, le Ministère grec de la défense, qui suit la situation avec préoccupation, a déclaré un état élevé de préparation des troupes militaires, tandis que le Ministre Kamenos informera le Sommet de l'OTAN de l'évolution récente. En outre, au moins 8 navires militaires grecs ont été transportés autour de l'île d'Imya, où 11 navires de guerre turcs seraient situés.
Pour sa part, Washington a appelé à des solutions calmes et diplomatiques, demandant aux deux parties de respecter l'accord de 1996, lorsque les deux pays se trouvent presque au bord de la guerre. En vertu de cet accord, la Grèce et la Turquie doivent retirer leurs troupes militaires de cette zone et ne pas se provoquer mutuellement.
Par ailleurs, l'UE a réagi en demandant instamment à Ankara de respecter les principes de bon voisinage.











