La Serbie exhorte l'Albanie à retirer la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par deux lettres : Rama revient

La Serbie exhorte l'Albanie à reconsidérer sa position sur l'indépendance du Kosovo. Le Premier ministre serbe lui-même a envoyé deux lettres à son homologue albanais Edi Rama, lui demandant d'utiliser ce qu'elle appelle son influence “à Pristina”, afin que le Kosovo puisse appliquer des accords internationaux, parmi lesquels il peut renoncer [...]
La première lettre date du 16 novembre et est rédigée dans une langue commune à la diplomatie serbe au plus fort de la propagande anti-Albanaise lors des audiences du Conseil de sécurité et au-delà. Le Premier ministre serbe se plaint de ce qu'elle appelle l'oppression et les crimes contre son peuple, qui continuent sans relâche et menacent de s'aggraver davantage.
Je vous le demande parce que vous avez reconnu la prétendue République du Kosovo comme un État indépendant afin que vous puissiez utiliser votre influence sur Pristina pour respecter les accords et les lois internationaux. Si, contrairement à votre influence, ils continuent de violer les accords et pactes internationaux, je vous demande de revoir votre position à l'appui de l'indépendance”, elle est écrite dans la première lettre de Brnabic, le 16 novembre 2018.
Six jours plus tard, sans recevoir de réponse à la lettre pathétique, où les Albanais et le gouvernement du Kosovo sont accusés de faux faits, le Premier ministre serbe s'adresse de nouveau à Rama avec une seconde lettre.
Dans cette lettre, Brnatic, avec des tons plus doux et des arguments économiques, parle des conséquences de la taxe sur les biens et les dommages serbes, qui selon elle devient le climat des affaires dans les Balkans occidentaux. Il demande à nouveau instamment à Rama d'user de l'influence et de la confiance des institutions du Kosovo sur lui, de supprimer ces mesures et lui rappelle que la Serbie ne prendra pas de mesures réciproques.
Enfin, deux semaines plus tard, dans une lettre où le Premier ministre albanais rappelle à son homologue serbe ses crimes d'État au Kosovo, les reconnaissances et les progrès du Kosovo après la guerre.
Cher collègue. Il est impossible pour moi de comprendre votre appel à reconsidérer notre position en faveur de l'indépendance... La position de l'Albanie est que le Kosovo est un État indépendant et un pays souverain, qui prend ses décisions indépendamment, que la Serbie et d'autres devraient respecter, comme reflétant la volonté souveraine du peuple du Kosovo par l'intermédiaire de dirigeants élus démocratiques”, la réponse de Rama est dite le 3 décembre.
Rama rappelle à Brnabici ses engagements, ainsi que son président Aleksandar Vucic, et ils sont fermement d'accord pour parvenir à la réconciliation par le biais de la coopération régionale, que vous dites Premier ministre, vous avez violé avec des obstacles à l'adhésion du Kosovo à des organisations internationales telles qu'INTERPOL ou l'ONU-NESTO.
L'Albanie a soutenu le dialogue Kosovo-Serbie, mené par l'Union européenne. Mais nous ne pouvons que témoigner que, sous le masque du dialogue, la Serbie a entrepris des obstacles et des actes hostiles contre le Kosovo, qui portent atteinte à l'esprit de coopération régionale globale, qui n'est pas digne d'un État candidat à l'UE. Nous pensons que poursuivre le dialogue, avec sincérité et réalisme, sera la seule alternative réussie pour parvenir à des solutions obligatoires et durables pour les deux parties, ainsi que la paix et la stabilité dans la région”, la réponse de Rama est encore affirmée.
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