Kusari Lila: la taxe à 100% a rendu le dialogue sans signification

Le député de l'Assemblée du Kosovo Mimoza Kusari-Lila, dans une interview pour Radio Free Europe, a parlé du droit de douane de 100 % imposé par le Kosovo aux produits de la Serbie et de la Bosnie-Herzégovine. Selon elle, cette décision du gouvernement est nécessaire et le seul mécanisme pour [...]
Le député de l'Assemblée du Kosovo Mimoza Kusari-Lila, dans une interview pour Radio Free Europe, a parlé du droit de douane de 100 % imposé par le Kosovo aux produits de la Serbie et de la Bosnie-Herzégovine. Selon elle, cette décision du Gouvernement est nécessaire et le seul mécanisme permettant de conditionner la Serbie.
L'ancien ministre du Commerce et de l'Industrie, déclare que les réactions de Federica Moghrin à la taxe de 100 % sont unilatérales. Elle dit que les producteurs du Kosovo en profiteront si cette mesure ne cesse pas.
Kusari-Lila dit qu'après l'établissement de cette mesure, le dialogue entre le Kosovo et la Serbie n'a aucun sens. Elle dit que les arrestations dans le nord de Mitrovica sont liées à la taxe que le gouvernement du Kosovo a imposée à la Serbie et ont été faites sur l'ordre du président Thaci.
Radio libre EuropeLe gouvernement du Kosovo applique des droits de douane pour la Serbie depuis plusieurs jours. Quelle est votre opinion sur cette taxe?
Mimoza Kusari-Lila: Dès le début, lorsque le gouvernement a mis en garde puis a commencé à mettre en œuvre la mesure de 10 %, je pense que c'était une mesure appropriée. En fait, c'est le seul mécanisme que le Kosovo puisse appliquer en ce qui concerne la Serbie. La première fois, le Gouvernement du Kosovo a eu une décision très légère, une décision symbolique. Il est maintenant logique, car il a un impact direct sur le non-achat ou sur les difficultés des producteurs serbes sur le plastique de leurs produits au Kosovo.
Si nous entreprenons un examen de tout ce que nous avons réalisé jusqu'à présent avec la Serbie, nous avons le respect au cours des dernières années que des progrès ont été réalisés. C'est pourquoi une décision qui revient au point où la Serbie doit voir qu'elle a elle aussi besoin du Kosovo a été plus que nécessaire.
Il sera peu difficile pour la Serbie de reconnaître le Kosovo, comme le demande le Premier ministre (Ramush) Haradinaj dans ces circonstances actuelles, mais il est nécessaire d'établir une limite sur ce qui est autorisé à entrer dans les négociations, puis sur la réduction ou la modification de cette mesure.











