La France affirme que le Kosovo n'a pas satisfait à tous les critères de libéralisation des visas

La France dit que le Kosovo n'a pas encore rempli tous les critères de libéralisation des visas et que cette décision ne sera pas prise sans le respect de tous les critères. Directeur pour l'Europe continentale au ministère français des Affaires étrangères Florence Mangin, dans une interview donnée “Koha Ditore”, lors de son séjour à Pristina ce [...]
La directrice pour l'Europe continentale au ministère français des Affaires étrangères, Florence Mangin, dans une interview donnée <x0 Ditore”, lors de son séjour à Pristina cette semaine, a suggéré que la Commission européenne avait présenté deux critères que le Kosovo doit aborder avant d'obtenir la libéralisation des visas.
“Est-ce que cette démarcation de la frontière avec le Monténégro et des progrès réels dans la lutte contre la corruption, l'État de droit, qui, comme vous le savez, est un élément majeur de l'alignement de l'UE, et cela est répété lors du sommet de Sofia en mai dernier, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée. Le premier a été accompli, après une longue période de temps, mais a été accompli. Lorsqu'il s'agit de la deuxième condition, beaucoup de choses ont été entreprises par le Kosovo, certaines lois ont été adoptées début mars et avril, des lois relatives aux réformes judiciaires. Mais d'autres éléments n'ont pas encore été réalisés, en particulier lorsque l'état de droit, la lutte contre la corruption”, a dit Mangin dans cette interview.
Dans de tels cas, Mangin dit qu'il ne s'agit pas d'adopter des lois, mais plutôt d'adopter des lois de manière concrète. Quant aux lois sur les réformes judiciaires, il dit qu'il y a encore celles qui n'ont pas été adoptées par le Parlement, en premier lieu, le Code pénal, ainsi qu'une autre loi très importante, à savoir la loi sur la confiscation des biens illégaux.
“Ces lois s'inscrivent dans le cadre de la réforme du système judiciaire, qui a commencé à être entreprise mais n'a pas été finalisée. C'est pourquoi nous considérons que le rapport préparé par la Commission comporte plusieurs faiblesses. Nous ne partageons pas notre opinion lorsqu'il s'agit de toute une appréciation, et nous ne sommes pas seuls à cet égard. Certains éléments, que je viens de mentionner, n'ont pas encore été adoptés ou adoptés récemment pour produire leurs propres effets”, ont mis en lumière le directeur pour l'Europe continentale au ministère français des Affaires étrangères, Florence Mangin.
Elle a suggéré que si la décision de libéralisation des visas est reportée au-delà de décembre, la raison serait de ne pas répondre à ces critères.











